Coucou toi, tu es tombé(e) sur mon blog, je vais donc partager avec toi mon avis sur mes lectures. Tu y découvriras mes coups de cœur ainsi que mes vidéos YouTube & TikTok. J'espère que tu passeras un bon moment et que tu me donneras ton avis. Bonne lecture à toi ♡ Ophélie ♡
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mardi 31 juillet 2018

Cinq ami(e)s au soleil- Emma Sternberg




Un amour perdu…

Quand Linn surprend son fiancé dans les bras de sa meilleure amie, elle est désespérée. Au même moment, elle apprend que sa lointaine tante Dorothy lui lègue une maison dans l’État de New York. Linn traverse aussitôt l’Atlantique pour découvrir, dans les Hamptons, la grande demeure au bord de la mer, pleine de charme et un rien délabrée, qui désormais lui appartient.

Surprise ! Elle est encore habitée par les colocataires de tante Dorothy, cinq seniors complices qui aiment la vie et savourent chaque moment.

… cinq ami(e)s trouvés !

Adoptée par cette communauté atypique, Linn se laisse charmer par leur philosophie et leur humour. Et reprend doucement goût à l’existence. Elle qui était décidée à vendre la maison pour empocher l’héritage se prend à douter. D’autant que Ted, le fils d’une de ses nouvelles amies, ne la laisse pas indifférente…



Je tiens à préciser que mon avis reste objectif, comme toujours. Il s'agit certes d'un envoi d'une maison d'édition, mais j'ai pour principe de rester objective et impartiale, par respect pour moi-même et pour l'éditeur. 
Comme d'habitude, vous trouverez ma chronique sur les plateformes suivantes : Facebook, Instagram, Livraddict, Goodreads, Babelio, Booknode, Google+, Amazon, ainsi que sur Youtube.  Maintenant que tout cela est précisé, passons à la critique :)

J'ai pour habitude de commencer mes chroniques par une rapide étude de la couverture, étant particulièrement sensible sur ce sujet. Que dire sur celle-ci ? Le premier mot qui me vient l'esprit est "sobre". Une vue sur la plage avec cinq sièges de plage alignés et de couleurs différentes... c'est tout.  La ligne d'horizon permet au ciel bleu d'occuper 2/3 de la couverture (pratique pour un gros titre bien voyant), le reste étant pour la mer et le sable. La couverture illustre parfaitement le titre "Cinq ami(e)s au soleil" ; ça tombe bien, nous avons cinq sièges côte à côte et du soleil :)

Bien sûr, je ne la trouve pas magnifique en soi, loin de là, mais elle a le mérite d'être efficace et de faire ce qu'on lui demande : illustrer parfaitement le titre. Au mieux, on lui trouve un côté estivale et frais, et c'est justement cela qui m'a donné envie de prendre ce livre dans ma valise !

Passons maintenant au contenu. Malgré les 394 pages, le livre se lit très vite, et la plume de l'auteur particulièrement fluide y est pour beaucoup. Ne soyez donc pas découragés (comme je l'ai été au départ) devant l'épaisseur du bouquin ! L'ensemble de l'histoire est écrit à la première personne, et c'est bien le personnage principal, Linn, qui raconte. Là où est l'agréable surprise, c'est que finalement, le titre est plutôt trompeur : le roman est loin d'être un vulgaire "roman d'été" pour occuper l'esprit, et on le comprend très vite au fil des pages !

Nous faisons donc la connaissance d'une certaine Linn, une trentenaire à la situation stable : un fiancé, un travail confortable, un logement,... Oui mais jour, elle rentre chez elle et découvre l'infidélité de son fiancé avec sa meilleure amie dans son canapé. Pas cool !


"Qui fait cela franchement? Certes l'homme n'est pas fait pour être fidèle, mais chez soit et avec la meilleure AMIE de sa fiancé, OMG, les deux personnes sont vicieuses quand même...Vous ne trouvez pas ?"

Ne t'inquiète pas, Linn, on est avec toi !! Il n'y a vraiment plus de respect !

"Soudain je réalise qu'il ne me prive pas seulement d'amour mais de toute ma vie. Lui et moi travaillons ensemble, Katha et moi travaillons ensemble. Dans l'agence de voyage des parents de Martin. Que je suis censé faire demain matin au bureau en croisant la mère de ce dernier? Comme si de rien n'était ? Ou, alors contre ma nature, éclaté en sanglots devant elle et tout lui raconter? Ce serait comme m'asperger d'essence, pourtant je me mets à pleurer ,je ne veux pas mais c'est plus fort que moi, mon couple est fini. Ma vie est finie. J'ai 33 ans et j'ai tout perdu mon compagnon ,mon boulot, mon amie, ma dignité et sur mon compte, je n'ai plus grand-chose non plus et voilà maintenant qu'on sonne à la porte. "

"Sur ce canapé, tellement de notre vie de couple nous nous sommes aimés, si ce connard m'avait trompé dans notre lit cela aurait été moins blessant, la marque de ses fesses m'est insupportable elle me rappelle prélèvement la scène dont j'ai été témoin. Alors, pour la cacher, je recouvre le canapé d'un plaid et je gagne la cuisine."


On sonne à la porte, et voilà qu'on lui annonce qu'elle vient de recevoir un héritage qui se trouve dans les Hamptons, de la part d'une tante qu'elle ne connait même pas. Oui, je sais, cela commence à être un peu trop gros, mais il faut un élément déclencheur pour une histoire !! Je me suis dis comme vous : si elle ne connaît pas cette tante, comment cette dernière a-t-elle pu lui léguer tout cela ? Cela n'a pas de sens et respire l'élément déclencheur bidon. Surtout, le timing : infidélité / souffrance / élément déclencheur complètement fou. Mais bon, pourquoi pas... si cela peut lui permettre de changer d'air, à cette pauvre Linn :)

À partir de ce moment-là, l'histoire commence véritablement. Elle va découvrir que la tante en question s'appelle Dorothy et que celle-ci vivait ici avec cinq de ses ami(e)s. Au fil des chapitres, nous allons les découvrir et apprendre beaucoup de choses sur eux, au point de s'en attacher. Et Lynn aussi !! Car ces cinq personnes vivent ensemble pour de multiples raisons, et la plupart d'entre eux demeurent seuls et sans famille. Mais Linn va devoir vendre la maison, ce qui implique de les mettre dehors !

 "Maxwell fut marié, mais alors qu'il est encore très jeune, sa femme est morte d'une hémorragie interne en accouchant de leur premier enfant mort-né, le grand amour de Frédéric l'a quitté pour un autre peux après le mariage, Patti a perdu son Dave qui mourut en très peu de temps d'un cancer du pancréas, le mari d'Ornella et lui aussi mort très jeune, seule Éléonore à garder quelque chose de temps heureux à savoir un fils adulte mais tous les autres serai absolument seul sans leur colocataire."

Mais que va-t-elle faire ? Je ne vous dirais rien de plus à ce sujet pour éviter tout spoil 😜

En conclusion, il me paraît important de dire que j'ai passé un très bon moment de lecture, et ce que cette dernière m'a permis de découvrir un auteur plutôt doué. Certes, l'élément déclencheur de l'histoire peut paraître un peu trop gros et calculé, mais ce livre reste dans l'ensemble un bon feel good, que je recommande entre deux grosses lectures, pour s'aérer l'esprit d'un petit vent léger et frais. Donc pas de cinq étoiles, parce que ce livre ne le mérite clairement pas, mais quatre étonnantes étoiles pour la fraîcheur, le style d'écriture et le bon moment de lecture :)

jeudi 28 juin 2018

Comment maigrir sans rien manger- Bénédicte Voile



100% humour - 0% calories. Vous êtes abreuvée de photos de top models, stars ou actrices sans aucun défaut ? Parfois, vous vous demandez comment elles font. Vous avez l'impression qu'on ne vous dit pas tout ?- Ont-elles une machine à faire fondre la cellulite ?- Vendent-elles ensuite la graisse récupérée au marché noir pour se payer de opérations de chirurgie esthétique hors de prix ?- Bénéficient-elles d'une peau transgénique qui s'auto-régénère et efface la moindre imperfection ?- Une bonne fée s'est-elle longuement penchée sur leurs berceaux ? Serait-elle passée en coup de vent au-dessus du vôtre ?Pourtant, ce sont des femmes comme vous. Une heure de maquillage minimum, un excellent photographe, une touche de Photoshop, et vous pourriez faire la couverture de Vogue. Comme quoi, vous êtes normale !Avec Comment maigrir sans rien manger, vous allez vous amuser, déculpabiliser et surtout... vous aimer !Vous salivez ? Alors croquez ce livre. Chaque sourire vous fera dépenser 10 calories. Faites le compte : il y a 100 pages. Cadeau !


Je tiens à préciser que mon avis reste objectif, comme toujours. Il s'agit certes d'un envoi d'une maison d'édition, mais j'ai pour principe de rester objective et impartiale, par respect pour moi-même et pour l'éditeur.

Comme d'habitude, vous trouverez ma chronique sur les plateformes suivantes : Facebook, Instagram, Livraddict, Goodreads, Babelio, Booknode, Google+, Amazon, ainsi que sur Youtube.  Maintenant que tout cela est précisé, passons à la critique :)

Depuis le temps, peut-être savez-vous à quel point une couverture peut jouer sur moi dans mon processus d'achat. Et oui, j'ai la fâcheuse tendance d'acheter plus pour une couverture sympa que pour le contenu du livre en lui-même ! Pour ce bouquin, cette dernière m'a amusé malgré sa sobriété, ce qui est bon signe : on y voit une sorte de Superwoman tatouée et armée d'un marteau, qui vient de casser sa balance (qui a du certainement lui indiquer un chiffre qu'elle ne voulait pas voir) ! Au dessus, le titre : "Comment maigrir sans rien manger ?" 

Ça sent l'humour, la raillerie. Tout de suite, une pensée me vient : "Ce livre est fait pour moi !"

Qui n'a jamais voulu briser sa balance parce qu'elle n'affichait pas le poids souhaité ? 😆




Disons-le tout de suite : une fois en main, ce livre se lit d'une traite, avec ces 160 pages. En même temps, il y a beaucoup de dessins et l'écriture est très simple, ce qui facilite la lecture ! Il s'agit donc d'un ouvrage court, qui va droit au but et qui est rempli d'humour. Le but ? Nous faire passer un agréable moment tout en nous décomplexant face à un sujet aussi sociétal et moderne que le poids chez les femmes. Et le contrat est pleinement rempli :)


"Comment tu me trouves?
Bien.
Ca veut dire quoi "bien"?
Bien.
Tu veux dire que j'ai pris du poids?
Non.
Si, si...Regarde ce bourrelet, là...
Je ne vois rien.
Tu es aveugle ou quoi?
...?
Je le savais! J'ai grossi!!!💣💀💣"

Ce livre est juste désopilant ! Quelle fraîcheur ! Quel moment léger et agréable ! J'ai particulièrement adoré les illustrations que l'on retrouve à chaque « début de chapitre », et qui rajoute un bon trait d’humour au récit. (Voici quelques exemples)



Bien sûr, tout le monde n'est pas sensible au même humour, mais pour ma part, j'ai trouvé qu'il y avait des passages vraiment drôles, notamment cette page sur les avantages des bourrelets (il fallait oser), le "guide de votre assiette", ou encore les challenges sportifs avec les enfants (Le parcours d'obstacles - Il faut entrer dans leur chambre et arriver jusqu'à leur lit sans trébucher. Vous avez évité le Lego transparent maléfique qui pouvait s'encastrer dans votre plante de pied : + 10 points). On y rajoute des Quiz, des Trucs et astuces, quelques phrases mythiques ("Je suis écoresponsable : en buvant du champagne, j'économise l'eau de la planète") et plein d'illustrations sympas ; on mélange le tout, et voilà un livre qui donne le sourire ! :)

 « Je n’ai pas de grosses fesses... Je cultive mon le look Serena Williams ».

"Comment perdre des kilos facilement  : changez de planète ! 60 kg sur Terre = 9.6 kg sur la Lune."


Je pourrai continuer comme ça fort longtemps, mais je risquerai de tout gâcher alors je vais m'arrêter là. Finalement Coco et Bénédicte Voile arrivent à faire passer leur message avec brio, à savoir que nous sommes toutes belles malgré nos complexes, et que les régimes ne sont pas forcément la solution à tous, surtout quand on connaît les effets néfastes qu'ils peuvent avoir sur la santé.

Ce qui est particulièrement intéressant, c'est que le sujet est grave en soi et bouffe la vie de bon nombre de femmes. Mais là, les illustrations et le texte dédramatisent les choses et nous font rire. Et ça fait du bien ! Un bien fou ! Ce petit ouvrage permet donc à tous de s'aimer, s'assumer et de s'éclater !


« Aux femmes, plus belles qu’elles ne le pensent.
Aux hommes qui leur ressemblent.
À ma balance bien planquée sous mon lit.
À mon miroir qui me dit que je suis belle quand je souris.
À mes bourrelets car ils me tiennent chaud.
À tous les régimes que j’ai commencés sans jamais les terminer…. »

L'heure est venue de conclure sur cette très belle lecture, à la fois légère et amusante, qui m'a fait passer un excellent moment sur ma terrasse, au soleil, à rigoler bêtement. Je ne peux que recommander ce livre à mon entourage, mais soyez prévenus : il s'agit d'un ouvrage sans aucune prétention, à l'humour léger mais efficace, et également très court. Le but est de s'aérer la tête, de rigoler, et de se décomplexer. Finalement, je vais répéter ma formule mais je n'ai pas réussi à mieux résumer ce bouquin : s'aimer, s'assumer et s'éclater !

P.S : je comptais mettre 4 étoiles à ce livre, mais voilà que j'ai surpris mon conjoint en train de le feuilleter. Et vous savez quoi ? Il a rit ! Moi qui croyais que le public était exclusivement féminin... Cela mérite bien un demi-point de plus !

mardi 27 mars 2018

De la perse à l' Iran- Ardavan Amir-Aslani

 

De la Perse à l'Iran, 3000 ans d'histoire. De la poésie soufie de Rûmi aux élégies amoureuses de Hafez de Chiraz, la culture persane participe pleinement de l'histoire universelle des sciences, de la philosophie, de l'art et des religions. Car l'Iran n'est pas limité au peuple iranien ni à ses frontières actuelles : géographiquement et historiquement, l'Iran est situé à un carrefour. Depuis toujours, il est impossible de comprendre une immense partie de l'Asie centrale et du monde islamique en laissant l'Iran et sa culture de côté.Aujourd'hui, la culture musulmane de Perse, si admirée au Moyen Âge, vit pourtant un âge sombre. En Occident du moins, on s'en méfie, on l'ignore : fi de ces poètes qui chantaient la beauté de la femme et de l'amour, de cette diversité des courants de pensée qui prônait une culture de l'autre, de ces chemins vers une compréhension de Dieu et des hommes.C'est contre cette réécriture fallacieuse d'un passé louable qu'Ardavan Amir-Aslani, spécialiste de l'Iran, veut s'ériger. Et redonner ainsi à la culture perse la place qui lui revient dans l'Histoire.




Je tiens à préciser que mon avis reste objectif, comme toujours. Il s'agit certes d'un envoi d'une maison d'édition, mais j'ai pour principe de reste objective et impartiale, par respect pour moi-même et pour l'éditeur. Maintenant que tout cela est précisé, passons à la critique :)


"Avant l'Islam, l'Iran ne baignait pas dans les ténèbres et l'ignorance" (p.143) : voilà la phrase qui, selon moi, résume le mieux ce livre et sa pensée. Voilà ce qu'il faut retenir de ses 208 pages, de cette civilisation si méconnue du grand public et pourtant si étincelante. Car oui, l'Iran n'est pas QUE le pays dépeint par les médias ces dernières décennies, ce pays instable, obscur et agressif vis à vis de l'Occident. L'Iran est un pays à part, une civilisation unique au passé glorieux et cela, il faut le savoir. C'est pour cela que j’approuve totalement la démarche de l'auteur, c'est à dire celle de vouloir "rendre à la culture perse la place qui lui revient dans l'Histoire". C'est donc avec plaisir que j'ai lu son ouvrage obtenu en partenariat, moi, grande admiratrice des mythes et de la civilisation perse.

Alors de quoi parle exactement ce livre ? De l'Iran, oui. Surtout, de ses 2500 ans d'histoire, de son passé glorieux et de son peuple si surprenant, qui font de ce pays un territoire unique. De cet Iran conquérant devenu le plus vaste empire au monde (l'empire Achéménide), de cet Iran fastueux et renaissant des Sassanides, mais aussi de cet Iran conquis à de nombreuses reprises, que ce soit par le célèbre Alexandre le Grand en -330 ou par les Arabes en 636. Il parle aussi de la religion mazdéenne, que fera évoluer un certain prophète nommé Zarathoustra vers la première religion monothéiste connue (le zoroastrisme). Il parle enfin de l'islamisation lente et progressive du pays après 636, qui ne sera jamais vraiment complète, et de cet Iran islamisé qui va connaître un nouvel âge d'or perse, laissant au monde des œuvres littéraires et des hommes exceptionnels tels que Avicenne (980-1037), Omar Khayyam (1048-1131) ou encore Firdousi (940-1020). J'aurai pu en citer bien d'autres (Nezami, Daqiqi, Rudaki, Hafez de Chirac, Al-Biruni ou encore Al-Khwarizmi), que ce soit dans la poésie, la médecine, les mathématiques, ou encore l'astronomie tant leur apport a été important. Bref, voilà un vaste programme en à peine 200 pages !

Soyons clair : ce livre se veut à la portée de tous (c'est du moins comme cela que je l'ai ressenti), mais c'est peut-être le seul reproche que je pourrais lui faire, car parler du passé de l'Iran n'est pas une chose aisée. Alors NON, ce livre n'est hélas pas à la portée de tous, du moins pas dans le contenu de certains chapitres. Il faut un certain bagage culturel avant d'aborder l'histoire et l'ancienne religion d'un tel pays, cela est une évidence. 
Les premiers chapitres, plus historiques, sont extrêmement bien écrit et d'une grande fluidité. Par contre, les derniers, notamment celui traitant du zoroastrisme, demande un peu plus de concentration. D'un coup, voilà des termes comme "Avesta", "Ahura Mazda", "Ahriman", "Daena", "Gatha", "Saoshyant", ... Pour un connaisseur, aucun problème ; pour un néophyte, tout se complique ! Alors, plus que tout, OSEZ. Certes, des termes "exotiques" viendront surement vous bloquer, mais cela sera le moment de vous instruire à côté avec un Wikipédia ou autre chose. Au final, votre vision sur ce pays diabolisé par ces dernières années va, à coup sûr, changer, et c'est tant mieux !

Alors oui, ce n'est pas le premier ouvrage de vulgarisation (dans le sens noble) sur l'histoire iranienne, loin de là, ni même un livre révolutionnaire dans son contenu. Oui, la bibliographie est maigre et aurait gagné à être plus développée. Mais force est de constater une chose : M. Ardavan Amir-Aslani nous livre un beau résumé de ce qu'est vraiment l'Iran, son passé, son peuple si unique, ses grands hommes, ses grandes œuvres, le tout sans tomber dans le "pavé" de 600 pages avec une police minuscule. Au contraire, le tout est aéré et relativement concis, tout en restant suffisamment complet.

Bref, une bonne lecture instructive, et un ouvrage qui remplit parfaitement sa mission initiale : rétablir une certaine vérité sur ce pays si méconnu et surprenant.

Pour ceux que cela intéresse, voici notre blog sur les mythes et cosmogonies du monde. Cela sera à coup sûr un excellent complément à cette lecture pour parfaire vos connaissances sur l'histoire et les mythes perses :➨ ici 

  • Relativement court (ce qui est déjà un avantage pour moi) mais néanmoins très complet.
  • Aéré et fluide, la lecture est ainsi très confortable.
  • Le contenu est solide et sérieux.
  • La démarche de l'auteur, qui essaye de faire avancer les choses et de cultiver les gens sur une zone d'ombre particulièrement injuste.
  • Rien de bien nouveau en soi sur la civilisation perse. Des livres, que l'auteur cite d'ailleurs fréquemment, existent déjà et vont dans ce sens. Je pense notamment au "Histoire de l'Iran et des iraniens" de Jean-Paul Roux.
  • Le prix, selon moi un tout petit peu excessif (18€) pour un livre de vulgarisation si court.

dimanche 16 octobre 2016

Glacé comme la mort -James Hayman

 Auteur: James Hayman

Editions:  L'Archipel

Pages: 450

Prix: 22€

Date de parution: 5 octobre 2016

Style:  Thriller, Suspense


Synopsis: Elaine Goff est une jeune et brillante avocate de Portland à qui tout  réussit. Jusqu’à ce qu’on retrouve son corps nu et gelé dans le coffre de sa BMW, abandonnée sur un quai du port. Dans sa bouche, un bout de papier sur lequel le tueur a inscrit une étrange citation biblique. À mesure que l’enquête de l’inspecteur Mike McCabe et de sa partenaire Maggie Savage progresse, la liste des suspects s’allonge : l’un des associés du cabinet, qui était également l’amant de la défunte, un ancien prêtre qui dirige à présent un foyer pour adolescents fugueurs, un beau-père violent, le propriétaire d’Elaine, qui semble en savoir long sur sa vie privée… Quand McCabe apprend qu’il y a eu un témoin du meurtre, il se précipite pour l’interroger. Mais la jeune femme a disparu. S’est-elle enfuie ? Ou, pire, le tueur l’a-t-il retrouvée ?

Mon avis : Tout d'abord, je tenais à prendre quelques lignes pour remercier la maison d'édition L'Archipel, qui m'a permis de découvrir cet ouvrage. Je tiens à préciser que mon avis reste objectif, comme toujours. Il s'agit certes d'un envoi d'une maison d'édition, mais j'ai pour principe de reste objective et impartiale, par respect pour moi-même et pour l'éditeur. Maintenant que tout cela est précisé, passons à la critique :)

Comme à mon habitude, j'aime prendre quelques lignes pour parler du contenant, et plus précisément de la couverture, car comme vous le savez peut-être, c'est quelque chose qui chez moi déclenche souvent un achat et l'envie de lire un livre. Du coup, quand j'ai vu cette couverture, elle m'a tout de suite intriguée, mais dans le bon sens du terme. Il faut dire qu' elle est totalement en raccord avec le titre, qui présage une histoire quelque peu "frissonnante", sans mauvaise blague :)
Bref, je la trouve tout simplement superbe, et après l'avoir bien analysée, je sens l'envie bien là, ce qui est bon signe !

Passons maintenant à l'histoire, car c'est pour elle que vous lisez ma chronique ^^
Comme vous pouvez vous en douter, elle n'est pas joyeuse et toute rose. Nous sommes dans un thriller, et avec un titre comme celui-là, Glacé comme la mort, il paraît normal que l'ambiance soit sombre, lourde et morbide. On se trouve donc au cœur d'une enquête policière, dans une petite ville assez calme du Maine, où il ne se passe habituellement pas grand chose, jusqu'à ce jour de Décembre... En pleine période de fête ! 

Ici, les chapitres alternent entre trois personnages principaux : Elisabeth Goff, l'inspecteur McCabe et Abby Quinn. Sans compter bien sûr le déroulement de l'enquête et le développement de l'intrigue. En gros, à chaque chapitre, on découvre un nouveau personnage, avec des précisions sur sa vie, son passé, son comportement, puis on assiste à l'avancée de l'enquête. 

Je vais vous présenter les trois personnages rapidement pour vous mettre un peu dans l'ambiance :
Elaine Elisabeth Goff (Lainie pour les intimes) est une jeune avocate qui s'est battue toute sa vie pour plaire à ... je ne vais pas vous le dire sinon ça va gâcher la surprise ^_^ ; De ce fait, elle enchaîne les grandes écoles et les bourses pour devenir associée chez Palmer Milliken, le cabinet d'avocat dans lequel elle travaille depuis six ans. Elle n'a pas eu la plus belle et la plus douce des vies, et suite à un traumatisme dans sa jeunesse, elle a tendance à user un peu trop de ses charmes pour avoir ce qu'elle désire, quitte à donner de sa personne... si vous voyez ce que je veux dire.

Inspecteur McCabe est un jeune inspecteur connu pour avoir retrouvé un grand meurtrier quelques mois auparavant. Il est très doué dans son domaine et a une mémoire infaillible, il n'oublie rien. Malgré un travail très prenant, il est le père d'une jeune ado de quatorze ans, et a une petite amie peintre depuis quelques années. Sa vie n'est pas simple et son travail lui prend énormément de temps, ce qui empiète fort logiquement sur sa vie familiale.

Abby Quinn est une jeune femme qui est schizophrène. Depuis quelques années, elle entend des voix et s'est repliée sur elle-même. Elle a quitté l'école et s'est isolée du monde extérieur, délaissant toutes les personnes qu'elle côtoyait. Les ravages de sa maladie l'on changé physiquement et mentalement. Pour subvenir à ses besoins, elle travaille dans un café, et fait d'autres petits boulots pour arrondir les fins de mois.

Une avocate un peu trop ambitieuse, un détective rigoureux et une folle : voici le tableau de ce thriller. Vous en voulez plus? 

Comme vous avez pu le lire dans le résumé du livre, Elaine va être tuée et plusieurs personnes vont être suspectée. Je vous avoue que je suis tombé sans résister dans le jeu de l'enquête, avec un grand plaisir et une grande curiosité. Au final, je me suis totalement trompée sur le meurtrier, et pourtant, je pensais ne pas me tromper. On découvre beaucoup de suspects : "l’un des associés du cabinet, qui était également l’amant de la défunte, un ancien prêtre qui dirige à présent un foyer pour adolescents fugueurs, un beau-père violent, le propriétaire de l'appartement d’Elaine, qui semble en savoir long sur sa vie privée…". Et il y en a bien d'autres ! Alors on lit les pages à la recherche du moindre indice, on accuse une personne, puis une autre, pour finalement se rabattre sur une autre avec certitude. Bref, un vrai régal !

Autre bon point : il y a beaucoup de descriptions , de révélations (pas flatteuses pour tout le monde), ce qui a le don de pimenter la lecture et d'attiser notre curiosité. Je ne m'attendais pas du tout à cela!

Le seul petit bémol de ce livre, car il y en a bien un, c'est que certains passages sont vraiment trop descriptifs. C'est peut-être cela qui m'a empêché de lui mettre une cinquième étoile. Certes, on est bien dans l'ambiance et on peut imaginer aisément, ce qui est primordial dans un thriller, mais là, c'est parfois (pour ne pas dire souvent) un peu trop, au point d'en devenir parfois ennuyant.

Je ne connaissais pas du tout la plume de cet auteur et je ne regrette pas du tout de l'avoir découvert!!! Son écriture est vraiment captivante, bien que ses descriptions (je le redis) prennent souvent trop de place à mon goût. Mais au final, le roman réussit à mélanger tous les ingrédients d'un bon Thriller, et les 450 pages se lisent finalement assez vite tellement on est dedans. J'ai aimé ce côté stressant et parfois même agaçant, où l'on se dit seule dans son lit : Mais c'est qui le tueur ? Je suis sûre que c'est lui, c'est obligé ... Ah, non... mais c'est qui alors ? Jusqu'aux trente dernières pages, on doute, et un livre qui nous transporte pendant plus de 400 pages est forcément un bon livre.

En conclusion, vous l'aurez compris : je me suis totalement prêtée au jeu de l'enquête et j'ai beaucoup aimé cet ouvrage, que je considère comme un excellent thriller, comme je les aime. Je recommande ardemment ce livre si vous aimez ce genre d'ambiance et ce style. En plus, avec les fêtes de Noel qui approchent et le froid qui s'installe peu à peu, c'est la période idéale pour lire ce livre !




vendredi 25 septembre 2015

Le cri de la terre- Sarah Lark

Auteur: Sarah Lark

Pages: 650

Edition: L'archipel

Date de sortie: 2 septembre 2015

Prix: 23€95

Style: Historique


Synopsis : Gloria, l’arrière-petite-fille de Gwyneira McKenzie (la jeune Anglaise qui débarquait sur les côtes de la Nouvelle-Zélande dans Le Pays du Nuage blanc), a joui d’une enfance et d’une adolescence idylliques à Kiward Station, la ferme familiale.
Mais tout s’effondre quand ses parents – pourtant absents car pris par la carrière de cantatrice de sa mère – lui font savoir qu’il est temps pour elle de devenir une véritable lady.
Gloria doit alors tout quitter et faire ses adieux à ceux qui l’entourent, en particulier son cousin Jack, dont elle est très proche. Destination l’Angleterre et un austère pensionnat !
Contrainte de se plier aux règles strictes de l’établissement, incapable de s’intégrer, Gloria se retrouve plus seule et démunie que jamais.
Aussi décide-t-elle de rentrer coûte que coûte dans son pays, celui du nuage blanc, et, qui sait, d’y retrouver Jack…

Mon avis:
Je tiens tout d'abord à remercier les Editions l'archipel pour ce partenariat.Je tiens à préciser que mon avis reste objectif, comme toujours. Il s'agit certes d'un envoi d'une édition, mais j'ai pour principe de reste objective et impartiale, par respect pour moi-même et pour l'éditeur. Maintenant que tout cela est précisé, passons à la critique :)

Premièrement, parlons de la couverture, que je trouve sobre et plutôt jolie. Elle illustre parfaitement le sujet du livre, avec ce mélange entre la ferme et la femme mondaine. Donc, rien à dire, elle fait bien son boulot !

Rentrons ensuite dans le livre à proprement dit. Pour être sincère, j'ai eu un mal fou à rentrer dans son contexte avec curiosité et passion.  Une heure passa que je n'avais lu qu'une trentaine de pages, et déjà, l'ennui s'était emparé de moi. Le début du livre est clairement trop lent, freiné par des descriptions interminables et franchement peu utiles. 

Du coup, impossible de continuer la lecture avec envie, les chapitres semblent interminables. Je laisse donc ce livre de côté et j'en débute un autre pour me changer les idées et mieux y retourner dans quelques jours. Après tout, il faut savoir laisser une seconde chance aux livre en apparence décevants. Et même si au final ce livre n'est pas grandiose, ni passionnant, je ne regrette pas d'avoir repris la lecture, au moins pour m'en donner une idée personnelle et vous l'exposer.

Ici, on va suivre l'histoire de Jack, Lilian, Gloria et Gwyneira. Gloria est une jeune fille qui aime la nature, élevée à côté de la réserve de sa famille. Elle est issue d'une union entre Kura, qui est une chanteuse et descendante de maoris, et son père, qui est un entrepreneur attiré par l'argent. Ses parents la néglige et ce sont ses grands parents qui veillent à son éducation.

Un jour, ses parents décident de la faire venir à Londres, loin de tout ce qu'elle connait. Ils veulent en faire une femme de société, et la mettent donc dans un pensionnat, malgré la désapprobation de ses grands-parents. Mais ont-ils vraiment le choix ? Ils décident alors de la faire partir avec sa cousine et sa prof afin qu'elle ne se sente pas seule dans cet environnement hostile.

En toute sincérité, ce livre est poignant et plein de sentiments. On découvre tout ce que Gloria fait pour rejoindre sa grand-mère, les sacrifices qu'elle n'hésite pas à faire... malgré toute cette douleur, il y a un peu de bonheur. Bien sur, il y a des choses intéressantes, comme les traditions Maoris, les problèmes de l'époque, les rencontres, la découverte d'autres paysages etc...  Hélas, je n'ai accroché à aucun personnage, et les longueurs, trop redondantes, ont fait de ma lecture un supplice. Je ne suis vraiment pas faite pour lire ce genre de roman décidément !

En conclusion, je pense que le problème majeur de ce livre tient dans ses longueurs entre chaque événements, ce qui rend l'intrigue presque ennuyante. C'est vraiment dommage ! Car l'histoire, elle, est plutôt bien. J'ai eu énormément de mal à entrer dans ce livre, et il fait quand même plus de 600 pages ! Vous comprenez mieux pourquoi j'ai employé le mot "supplice". Il y a trop de descriptions, tout le temps, et l'intrigue se met à peine en place à la 250eme page, c'est pour dire ! Mais comme dit un fameux proverbe québécois : "quand on est dans l'eau, il faut nager". Alors j'ai persévéré, je me suis accrochée, et finalement, on découvre malgré tout une très belle histoire, poignante et intense.

Ne prenez pas peur pour autant, armez-vous de courage et foncez ! Car il faut toujours se faire son propre avis.