mardi 7 août 2018

Sortie du mois d'août et septembre

Bonjour tout le monde 🙂 Comment allez-vous ? Je reviens aujourd’hui, pour vous présenter les sorties livres du mois d'Août et Septembre, qui me font le plus envies. Sans plus tarder, je vous laisse avec la suite ^^


22 août
Zoé, 17 ans, vient de vivre la pire année de sa vie : son père est mort dans un accident de spéléologie et ses voisins, qu'elle aimait énormément, ont été enlevés. Un soir, alors qu'une terrible tempête de neige fait rage, Zoé et son petit frère sont attaqués par un homme dans les bois à côté de chez eux. Ils sont sauvés de justesse par un mystérieux chasseur de primes. X n'est pas un chasseur de primes ordinaire. Il vient tout droit des enfers. Il est chargé de ramener dans les Terres du bas les âmes des criminels ayant échappé à la justice des hommes. Tandis qu'il s'apprête à ravir l'âme de l'agresseur de Zoé, son regard croise celui de la jeune fille...
Par amour pour Zoé, X enfreint toutes les règles de son monde : il révèle son existence à un mortel et il épargne sa proie. Il sait que la vengeance des Seigneurs du bas promet d'être terrible..


23 août
La secte d’Anghor l’avait promis à Isuldain : sa capitale Éa-Kyrion connaîtrait la pire vague de terreur de son histoire. Ce jour de la vengeance est arrivé ! Mêlées à la population, les Ombres assassines commettent des crimes ciblés, organisent des attentats, sèment la mort. L’empereur mobilise toutes ses forces, des simples portiers aux Chevaliers d’Isuldain. Même sa prestigieuse Académie diplomatique est sollicitée. La toute jeune chambrée des Crépusculaires entre avec fougue dans cette affreuse crise. Pourtant, elle a déjà ses propres conflits internes à surmonter, ce défi inouï de faire vivre et agir ensemble un semi-orque, deux elfes, une Sorcière des Mondes Glauques et un ancien élève de la Confrérie des magiciens. S’ils y parviennent, combien périront ?

27 août


28 ans, fraîchement larguée sur les marches de l’autel, de retour dans sa chambre d’ado chez ses parents et sans emploi malgré ses nombreux di- plômes, Alyson fait le point et panique.
En désespoir de cause, elle signe pour le poste que lui propose le webzine féminin le plus en vogue du moment. Stagiaire ? Elle ? Dans cet univers fait de stress et paillettes où les journa- listes sont aussi piquantes que leurs talons aiguilles, Alyson n’a pas d’autre choix que se fondre dans la faune de la rédaction. Et quand on a Lou Sher- man comme patronne, votre capacité d’adaptation en milieu hostile peut vous sauver la vie. Suivez Alyson au fil de son blog-exutoire et découvrez l’envers du décor de Glam’ comme vous ne l’avez jamais vu.
4 septembre


Rozenn Kaplang est une djinn.
Durant de longues années, son peuple a souffert de la domination des dagnirs, mais si l’esclavage est officiellement aboli, la liberté, elle, garde un goût amer.
Et si une union entre princes et princesses de ces différentes tribus permettait de tirer un trait sur un douloureux passé ?



12 septembre
Ils l'appellent père, libérateur, seigneur de guerre, Faucheur. Mais il se sent davantage comme un petit garçon en t
ombant vers la planète bleu pâle, son armure rouge, son armée immense, son cœur lourd. C'est la dixième année de guerre et la trente-deuxième de sa vie.
Il y a dix ans, Darrow était le héros de la révolution qui, selon lui, allait briser les chaînes de la Société. Mais le Soulèvement a tout fait voler en éclats : plutôt que d'apporter la paix et la liberté, il a provoqué une guerre sans fin. Darrow doit désormais risquer tout ce pour lequel il s'est battu dans une dernière mission désespérée. Il est toujours persuadé qu'il peut sauver tout le monde, mais peut-il se sauver lui-même ? D'un bout à l'autre des mondes, d'autres destinées s'entrelacent avec celle de Darrow pour changer son sort à tout jamais. Une jeune fille Rouge fuit les tragédies de son camp de réfugiés afin de commencer une nouvelle vie, une vie qu'elle n'aurait jamais pu imaginer. Un ex-soldat brisé par le chagrin est forcé de voler l'objet le plus précieux de la galaxie, ou de le payer de sa vie. Et Lysandre au Lune, l'héritier en exil de la Souveraine, parcoure les étoiles avec son mentor, Cassius, hanté par la perte du monde que Darrow a transformé et rêvant de ce qui pourrait naître de ces cendres.

12 septembre
Le Pays Sûr semble avoir enfin retrouvé la paix. Nains, Elfes et Humains s’efforcent de tisser des liens d’amitié pour protéger le fragile équilibre qui vient de s’instaurer.
Or, dans les Montagnes Grises, une fillette est retrouvée par des guetteurs dans une cité abandonnée. L’enfant, qui ne parle que la langue des Albes, possède d’étranges pouvoirs et semble détenir un secret susceptible de mettre le Pays Sûr en péril. Au même moment, Tungdil réapparaît subitement. Après deux cent cinquante cycles solaires passés dans l’abîme infernal de Phondrasôn, il n’aspire qu’à goûter un repos mérité. Mais s’agit-il cette fois-ci du vrai Tungdil, prêt à tout pour sauver le Pays Sûr ?

13 septembre
De Grandes Maisons de magie, toutes invisibles, existent dans le monde. Deux d’entre elles s’affrontent depuis des siècles : l’une est un hôtel, l’autre un musée... Rivales acharnées pour la domination du monde magique, elles ont une particularité extraordinaire : n’importe laquelle de leurs portes peut être enchantée et s’ouvrir soudain sur n’importe quelle destination, à l’autre bout de la planète !
Le jeune Cameron découvre par hasard l’une des entrées cachées de l’hôtel grâce à une étrange pièce de bois que lui a confiée son père douze ans plus tôt, avant de disparaître. Comprenant qu’il tient un indice précieux pour retrouver ses parents, Cam prend la décision de s’aventurer dans la gueule du loup


13 septembre
Londons fall and kingdoms rise while darkness sweeps the Maresh Empire—and the fraught balance of magic blossoms into dangerous territory while heroes and foes struggle alike. The direct sequel to A Gathering of Shadows, and the final book in the Shades of Magic epic fantasy series, A Conjuring of Light sees Schwab reach a thrilling culmination concerning the fate of beloved protagonists—and old enemies.







20 septembre
KEEP YOUR ENEMIES CLOSE.
Wylie is finally out of the detention center, but that doesn’t mean she’s safe. As much as she wants to forget everything that's happened and return to her normal life, Wylie knows that true freedom means discovering, once and for all, who is hunting the girls who are Outliers—and why.
Armed with only a few clues and a handful of trusted allies, Wylie sets out to separate fact from fiction. But soon she is unearthing long-buried secrets and finds herself entangled in a conspiracy that is much bigger and more dangerous than she ever could have imagined. Worse yet, the nearer Wylie gets to discovering the truth, the closer her enemies get to silencing her and the other girls. This time, maybe forever.


20 septembre
Arram. Varice. Ozorne. In the first book in the Numair Chronicles, three student mages are bound by fate . . . fated for trouble.
Arram Draper is a boy on the path to becoming one of the realm’s most powerful mages. The youngest student in his class at the Imperial University of Carthak, he has a Gift with unlimited potential for greatness–and for attracting danger. At his side are his two best friends: Varice, a clever girl with an often-overlooked talent, and Ozorne, the “leftover prince” with secret ambitions. Together, these three friends forge a bond that will one day shape kingdoms. And as Ozorne gets closer to the throne and Varice gets closer to Arram’s heart, Arram begins to realize that one day soon he will have to decide where his loyalties truly lie.
In the Numair Chronicles, readers will be rewarded with the never-before-told story of how Numair Salmalín came to Tortall. Newcomers will discover an unforgettable fantasy adventure where a kingdom’s future rests on the shoulders of a talented young man with a knack for making vicious enemies.


12 septembre
Après un grand bouleversement, la Terre est envahie par la brume. Héra vit dans le sanctuaire des prêtres de l'Eau, où elle apprend à devenir guerrière et à maîtriser sa magie. Un jour, elle rencontre Intissar, venue du sanctuaire du Feu pour leur annoncer une terrible nouvelle : une vague de brume peuplée de monstres arrive droit sur la Terre. Les deux jeunes femmes vont s'unir pour contrer cet ennemi commun.









5 septembre
Theodosia avait six ans quand son pays a été attaqué, et quand sa mère, la reine du Feu, a été assassinée sous ses yeux.
Dix ans ont passé. Dix ans à vivre sous le joug du Kaiser, ses tortures incessantes, son régime de terreur. Dix ans qu'elle n'a pas prononcé son véritable nom. Theodosia s'appelle maintenant Thora, princesse de Cendres.
Le jour où le Kaiser la force à exécuter son dernier allié, celui qu'elle voit comme son unique chance de survie, Theodosia ne peut plus ignorer sa rage vengeresse. Elle se lance dans une intrigue où la séduction cache des crimes de sang, où les amitiés ne servent plus qu'à une chose : regagner son pouvoir.

Incapable de déterminer à qui elle peut vraiment se fier, Theodosia va apprendre jusqu'où elle est prête à aller pour venger sa mère, regagner son peuple et reprendre son titre de reine.

25 septembre
Once there were two sisters born with a bond so strong that it forged them together forever. Roa and Essie called it the hum. It was a magic they cherished—until the day a terrible accident took Essie’s life and trapped her soul in this world. Dax—the heir to Firgaard’s throne—was responsible for the accident. Roa swore to hate him forever. But eight years later he returned, begging for her help. He was determined to dethrone his cruel father, under whose oppressive reign Roa’s people had suffered. Roa made him a deal: she’d give him the army he needed if he made her queen. Only as queen could she save her people from Firgaard’s rule. Then a chance arises to right every wrong—an opportunity for Roa to rid herself of this enemy king and rescue her beloved sister. During the Relinquishing, when the spirits of the dead are said to return, Roa discovers she can reclaim her sister for good. All she has to do is kill the king.

mardi 26 juin 2018

Les massacres de la république romaine - Nathalie Barrandon



L’exécution en masse des ennemis politiques à la fin de la République romaine illustra un mot inventé pendant les guerres de Religion : le massacre. Au XXe  siècle, la destruction de Carthage et les exterminations pratiquées en Gaule par César ont nourri la réflexion sur le génocide. En quoi ces considérations font-elles écho aux perceptions des Anciens  ?

Dans une analyse inédite des massacres perpétrés par les Romains entre le IIIe et le Ier siècle av. J.-C., Nathalie Barrandon plonge le lecteur au cœur de ces violences politiques et militaires. Récits littéraires, iconographie ou archéologie éclairent les conditions du passage à l’acte, les responsabilités, les choix opérés (tuerie, pillage, destruction matérielle, asservissement…) et dressent un portrait novateur de la société romaine. Car s’il n’y eut que peu de massacres, ces expériences de la violence de masse participèrent à l’élaboration d’un système de valeurs fondé sur le comportement des élites et leurs vices, donnant peu à peu matière à la figure du tyran.

Maître de conférences en histoire romaine à l’université de Nantes, Nathalie Barrandon est spécialiste de la République romaine, notamment de la vie politique, des guerres civiles et du gouvernement de l’empire.




C'est un sujet très peu abordé qu'il m'a été donné de lire, à une époque (trop) peu connue du grand public. Car si nous connaissons tous la civilisation romaine, son immense empire méditerranéen dont bon nombre d'empereurs sont restés dans la mémoire collective (souvent pour de mauvaises raisons, en pensant immédiatement à Néron), qui connait vraiment la République romaine (-509/-27), période qui précéda le couronnement du premier empereur Auguste ? Bien sûr, nous connaissons tous Jules César (-100/-44), sa Guerre des Gaules (-58/-51), sa mort brutale, la fameuse bataille d'Actium (-31), ou encore les guerres puniques (-264/-241 pour la première ; -218/-201 pour la deuxième ; -149/-146 pour la troisième). Mais ce que nous savons beaucoup moins, c'est que la République romaine a été une période de conquêtes intense et d'instabilité, où s'est mis peu à peu en place ce qui sera nommé plus tard l'Empire romain. Bien plus encore, cette période reste dans l'histoire d'une rare violence, que ce soit dans les conquêtes ou dans les multiples guerres civiles. Voilà les mots qui reviennent sans cesse pour caractériser cette période : Violence, conquêtes, dictatures, guerres, expansion... Massacres. C'est sur ce dernier mot que l'auteur a décidé d'écrire cet ouvrage, pour nous faire découvrir ou nous rappeler "la familiarité des Romains avec la violence".

N'attendez pas de moi une mauvaise note, car le sujet est très intéressant, très bien cadré, et appuyé par des sources sérieuses. Une telle démarche ne peut être violemment critiquée. Cependant, n'espérez pas non plus la note ultime, car trop de petites choses viennent ternir un formidable travail. Je vais maintenant m'expliquer.

Par où commencer ? Par les bonnes choses, parce que c'est cela qu'il avant tout mettre en avant. L'auteur, Nathalie Barrandon, nous livre là un beau pavé sur un thème vraiment cadré : les massacres de la République romaine ou plus précisément l'"Etude des massacres" de la République romaine. Cela concerne donc la période -509/-27 de l'Histoire romaine, qui est une période de conquêtes intenses et d'instabilité politique, où sont s'enchaîner de meurtrières guerres civiles. De la modeste région du Latium, le territoire romain va petit à petit conquérir toute l'Italie, puis une bonne partie du bassin méditerranéen, la Macédonie, l'Asie mineure ou encore la Gaule, tout cela en moins de 300 ans ! L'écriture est propre, la structure du livre très bien faite (Des récits aux faits ; Des faits aux jugements, autour de trois parties : Récits, Faits et Jugements), et les sources sur lesquelles l'auteur s'appuie sont sérieuses, puisqu'elle cite des grands noms de la littérature romaine, à savoir Plutarque, Tite-Live, Dion Cassius, Polybe, César ou encore Appien, qu'elle va comparer sur un même événement. Là-dessus, rien à redire : son travail semble titanesque (apparemment plus de 5 ans de recherches !), bien préparé, et j'ai appris beaucoup de choses, bien que connaissant plutôt bien cette période de l'histoire romaine. Ainsi, l'auteur connait son sujet, cela ne fait aucun doute, et voilà que je me prends à aimer mon début de lecture. J'en apprends plus sur certains événements, sur les détails d'épisodes sanglants, comme le massacre du Triumvirat en -43, opposant Octave, Marc Antoine et Lepide, la Guerre civile de -80 entre Marius et Sylla, la Guerre civile de -48, ou encore la prise de Carthagène en -209. J'en apprends plus sur les méthodes utilisées dans les massacres, comme par exemple un long siège ayant pour but d'assoiffer les assiégés, de propager la peste dans leurs rangs ou encore de les pousser au suicide. J'en apprends plus sur les massacres perpétrés à Enna (-213), à Orongis (-207), sur les Galates (-189) ou encore sur les Eburons (-54/-51), sur la mort de Ciceron et la proscription de -43. Bref, j'apprends, et cela est bon signe. Seulement, voilà qu'au fil de ma lecture, les choses se compliquent...

Permettez-moi d'illustrer ma deuxième partie sur un exemple personnel. À l'époque où je me perfectionnais sur la civilisation aztèque, j'avais lu un livre choc appelé "Très brève relation de la destruction des Indes", qui expliquait pendant 150 pages les massacres perpétués par les conquistadors durant leurs conquêtes. Lecture nécessaire, mais horrible, où on ne peut s'empêcher d'avoir le cœur lourd devant tant d’atrocités et de haine au nom d'une religion. Les moments sont lourds, les détails abondent, et un malaise s'installe bien malgré nous. Et bien cet ouvrage sur les massacres romains m'a rappelé ce livre, mais sur 430 pages interminables ! 430 pages de massacres en tout genre expliqués et détaillés, ou d'analyse sur cette violence romaine, c'est beaucoup trop... si le message premier de l'auteur était de nous dire que les romains étaient violents, alors 150-200 pages auraient suffi, puisque tout cerveau un minimum développé ne peut en douter. Citez-moi un peuple de l'antiquité non violent ? Citez-moi un peuple qui n'a pas commis de massacres ni de pillages sanglants ? Soyons un minimum lucides : les grandes civilisations conquérantes ne peuvent qu'être violentes, puisque leur puissance provient des conquêtes et des richesses qu'elles en extraient. Les romains de cette époque demeuraient des guerriers, et pour eux, autrui n'était qu'un "barbare" à exterminer. Il en a été de même pour les conquistadors lorsqu'ils ont pénétré les terres sud-américaines (au 16e siècle de notre ère !), de même pour les tout nouveaux "américains" face aux amérindiens bien plus légitimes sur les terres nord-américaines (au 19e siècle !), de même pour les assyriens lors de la destruction complète de Babylone par Sennacherib en -689, de même pour les Vikings qui pillaient les monastères sans défense dans le nord de l'Europe (Monastère de Lindisfarne en 793). Toutes les époques ont connu leur lot de "massacres", pour peu que l'on soit d'accord par la définition du mot...

J'émets donc un petit bémol à tout ce travail, qui a pour point de départ une intention pourtant louable : "Si une étude circonscrite aux massacres ne doit pas inciter à surévaluer leur place dans la guerre romaine, elle rend compte de leur récurrence, malgré des contextes différents."

Je suis donc désolée pour l'auteur, mais les "massacres" romains n'ont rien d'illogiques ni de nouveaux dans l'Histoire de l'Antiquité. Ils ne sont ni plus violents, ni plus inventifs, ni plus récurrents. Cela n'est en aucun cas excusable, mais le massacre fait partie intégrante de la guerre, de l'être humain, et l'Histoire humaine ne peut se résumer mieux que par la Guerre. Et pourtant, j'ai l'impression que ce livre est une longue étude critique sur les manières romaines en matière de tortures, de pillages et de tueries. Du moins, c'est comme cela que je l'ai ressenti, jusqu'à la conclusion vraiment réussie qui m'a laissé une dernière note plus agréable.

Là est le problème de ce bouquin (à mon humble avis bien sûr) : Pour qui s'adresse ce livre ? S'il s'adresse à un public large et néophyte, alors il est trop long et trop fastidieux, au point de ne pas pouvoir le finir s'en fournir un réel effort intellectuel (même moi, pourtant passionnée de tout ça, j'ai mis plus d'un mois pour lire 430 pages, vous rendez-vous compte ? Et encore, je me suis forcée plus d'une fois). S'il s'adresse à un public restreint et initié par le sujet, alors il n'a rien de révolutionnaire, puisque toute personne un minimum cultivée connaît la violence des romains et leur goût pour le sang. Au mieux, donc, ce livre permet d'illustrer cette violence avec des sources sérieuses et un travail intense, ce qui est déjà admirable. Je n'ai pas trouvé la réponse à ma question, que ce soit sur Internet ou même sur le site de la maison d'édition. J'ai senti à la fin de ma lecture un ouvrage entre les deux, à la fois accessible, bien fourni, mais aussi plus compliqué qu'il n'y paraît et par moment pompeux.

Au final, et pour conclure, je ne peux qu'applaudir le travail de l'auteur, qui a su expliquer des faits par des sources fiables et sérieuses, dans un style clair, ce qui n'est pas chose aisée. Est-ce que l'on apprend des choses ? Oui, clairement. Pour 23€, cela n'est pas un mauvais achat en soi. Mais plusieurs choses me gênent pour pouvoir vraiment l'apprécier à sa juste valeur : sa longueur et son but. Sa longueur parce que 430 pages est pour moi trop long et trop fastidieux pour un sujet qui traîne en longueur au fil des pages et qui éteint peu à peu tout l’intérêt du livre. Le néophyte stoppera sa lecture à la moitié, ennuyé et fatigué ; l'initié également, n'apprenant plus grand chose dans l'autre moitié. C'est du moins comme cela que je l'ai ressenti. Son but, parce que je n'arrive toujours pas à comprendre à qui s'adresse ce bouquin, entre l'étude scientifique et le livre de vulgarisation. Le plus gênant, c'est là où l'auteur veut nous emmener : Les romains étaient violents et ont perpétué des massacres, mais pas tant que ça. Bah, merci mais tout le monde le sait, du moins je l'espère. Malgré tout, cela reste une lecture nécessaire qui vient combler un sujet trop peu soulevé, alors merci aux éditions Fayard et merci à Mme. Barrandon pour ce beau travail, et juste dommage de ne pas avoir su le rendre plus concis et plus efficace. Malgré tout, bon ouvrage.

Voici quelques phrases qui ont retenu mon attention (entre autre) :

"Ni le rang, ni l'âge n'étaient une protection ; on mêlait le viol au meurtre, le meurtre au viol. Des vieillards d'un grand âge, des femmes dont la vie était presque achevée, méprisés comme butin, étaient traînés pour servir de jouet. Quand une vierge nubile ou un homme d'une belle tournure se rencontraient, ils étaient mis en pièces par les mains brutales qui cherchaient à les entraîner, et finissaient par provoquer entre les ravisseurs eux-mêmes un combat à mort."
Tacite, concernant le pillage de Crémone en -69

"On ne put savoir combien de personnes furent égorgées ; aujourd'hui encore, on estime le nombre qu'en se fondant sur l'étendue qui fut couverte par le flot de sang. Sans parler de ceux qui furent tués dans les autres quartiers, le sang versé sur l'agora envahit tout le Céramique jusqu'au Dipylon : il ruissela même, dit-on, à travers la porte et inonda les faubourgs."
Plutarque, concernant la prise d'Athènes par Sylla en -86


lundi 25 juin 2018

C'est lundi que lisez-vous?



Synopsis:« Quand tu prononces un mot comme celui-ci, tu ne peux plus faire marche arrière. Fais comme s’il ne s’était rien passé. C’est plus simple comme ça. Plus simple pour toi. »

Emma a dix-huit ans, c’est la plus jolie fille du lycée. En plus d’être belle, elle est pleine d’espoir en l’avenir. Cette nuit-là, il y a une fête, et tous les regards sont braqués sur elle.
Le lendemain matin, ses parents la retrouvent inanimée devant la maison. Elle ne se souvient de rien. Tous les autres sont au courant. Les photographies prises au cours de la soirée circulent sur les réseaux sociaux, dévoilant en détail ce qu’Emma a subi. Les réactions haineuses ne se font pas attendre ; les gens refusent parfois de voir ce qu’ils ont sous les yeux. La vie d'Emma est brisée ? Certains diront qu'elle l'a bien cherché.

Lecture parallèle :
Synopsis:Rendu célèbre par le cinéma et la télévision (Blade Runner, Total Recall, Minority Report Le maître du Haut Château...), Philip K. Dick est l'auteur de plus de cent vingt nouvelles dans lesquelles il explore les thèmes qui l'ont hanté toute sa vie - l'intelligence artificielle, les mondes parallèles, les simulacres, la manipulation -, en réponse aux deux interrogations fondamentales de son oeuvre : Qu'est-ce que l'humain ? Qu'est-ce que la réalité ? Le présent recueil rassemble les dix textes courts qui ont inspiré la série Philip K. Dick's Electric Dreams.

Entre Troll et Ogre - Marie-Catherine Daniel




"Entre Troll et Ogre" est une métaphore sociale tout autant qu'une quête d'humanité. Les ogres - disciplinés, rationnels, cruels- dirigent la société dont les trolls - incultes, bagarreurs, hypersensibles - sont la plèbe docile. L'histoire est celle d'Arsouille un vieux troll désabusé, faible et perclus d'arthrite, qui s'inquiète pour son petit-fils bientôt obligé d'entrer au collège et d'y affronter les ogres et sa Grande Poussée Dentaire. Un soir, Arsouille reçoit une lettre pleine d'amour signée de son jumeau qu'il n'a pas vu depuis 50 ans. Sauf que ce frère est un ogre et que les ogres n'écrivent pas aux trolls... Roman original, drôle et émouvant, il s’inscrit dans la lignée de la collection Bad Wolf dirigée par Audrey Alwett.


J'ai passé un très bon moment dans la lecture de cet ouvrage, autant vous le dire dès maintenant, pour introduire cette chronique comme il se doit ! En éditant "Entre Troll et Ogre", l'auteur nous propose une lecture quelque peu originale, autour d'un thème très peu abordé, du moins dans mes lectures. Et je supposes que c'est pour cela que j'ai tout de suite été intriguée.

Pour être honnête, je ne savais pas trop à quoi m'attendre en ouvrant ce livre, mais comprenez-moi : je ne connaissais pas du tout l'auteur, et la seule image que me renvoyait un Troll ou un Ogre était quelque chose de violent, moche et stupide. La première chose que j'ai faite est donc de me renseigner un peu sur l'auteur et sur son style. Et le moins que l'on puisse dire, c'est qu'elle n'en ai pas à son premier coup d'essai, ne se cantonnant pas qu'au roman jeunesse. Mme. Marie-Catherine Daniel a ainsi une page sur Wiki (ce qui déjà veut dire quelque chose), et demeure à la fois poétesse et romancière, écrivant pour un public jeune ou adulte au gré de ses envies.

Pour ceux qui me connaisse, vous savez que je choisis essentiellement mes lectures en fonction de la couverture. Qu'en est-il ici ? On voit une grenade dans une tasse de café style "Alice au pays des merveilles" posée sur une table, avec des balles de pistolet juste à côté. Comment interpréter cela ? Faut-il y comprendre une lecture détonante, avec un savant mélange de violence dans une tasse de douceur ? Nous allons vite le savoir ! Par contre, soyons honnête : je ne suis pas sûr que cette couverture aurait provoqué en moi une envie soudaine de l'acheter. Elle est sympa et jolie, mais sans plus. Et bizarrement, aucune présence d'un troll ou d'un ogre, ce qui a alors le don de m'intriguer.

Alors autant le dire tout de suite : ici, les personnages ne sont pas des monstres sanguinaires et stupides, avides de guerre et de violence, comme peuvent être les Trolls et les Ogres dans l'imaginaire fantastique. On est très loin du Seigneur des Anneaux, de l'univers de Warhammer ou encore de Warcraft ! Clairement, je m'attendais à ce type de personnages :



Mais après la lecture de ce roman, je n'ai plus du tout la même vison de ces êtres. L'auteur a même réussi à rendre un troll attendrissant, qui l'eut cru ?! 
Mais rentrons dans le vif du sujet...On découvre donc Arsouille, un troll de 70 ans, vieux et sans travail, qui vit avec sa belle-fille et son petit-fils Théophraste. On pourrait logiquement penser qu'il profite d'une retraite bien méritée, mais cela n'est pas le cas, car dans ce monde, il n'y a pas d'âge pour travailler et subvenir à ses besoins. Et oui, pas de repos pour les vivants : il faut se lever tôt et aller dans une sorte de "boite d'intérim" gérée par des ogres, pour que ces derniers vous assigne un travail pour une durée déterminée.

Ayant vécu seul une bonne partie de sa vie, Arsouille a vu débarquer sa belle-fille avec son petit garçon et depuis, il met un point d'honneur à s'occuper d'eux du mieux possible, les considérant comme sa seule famille.
L'introduction nous permet de savoir qu'Arsouille n'est pas un être très intelligent, et qu'il s'est éloigné de sa famille pour diverses raisons que vous découvrirez. Il n'attend plus grand chose de la vie, mais quelques jours après l'enterrement de son ami, il reçoit une lettre qui va changer sa vie. C'est là alors que tout se met en place. En effet, on apprend qu'Arpète (son frère Ogre) est mourant, et que son dernier souhait serait de revoir son frère jumeau, Arsouille, qu'il n'a pas vu depuis 50 ans et qui habite hélas bien trop loin.
Petit aparté nécessaire - Il faut savoir que tout le monde naît "Trollinous" (c'est mignon), et que vers l'adolescence ( la grande poussée dentaire), trois options peuvent arriver selon la personnalité : soit rester Troll en bas de l'échelle sociale, soit devenir un Ogre (qui étrangement brillent par leur intelligence dans ce roman), soit devenir un homme. Vous l'aurez compris : Arsouille est devenu un Troll tandis que son frère Arpète est devenu un Ogre. Pendant que l'un était bagarreur et inculte, à l'avenir laborieux, l'autre avait continué ses études pour avoir un bon poste dans la société. Les Trollinous devenus Ogres ne sont pas gardés chez eux, car leur mode vie est incompatible avec celui des Trolls. C'est donc pour cela que les deux frères ont été si longtemps séparés. Bref, fin de mon aparté.

Quand Arsouille reçoit cette fameuse lettre de son frère, cela va lui faire un choc et le rendre nostalgique, car les deux frères étaient autrefois très proches. Le Troll va donc tout faire pour revoir Arpète, peu importe si cela implique un changement radical dans sa vie. Cet élément déclencheur va le sortir d'une vie où il mourrait à petit feu pour le jeter sur les routes et changer profondément dans sa manière d'être. En effet, Arsouille retourne à l'école, devient professeur, apprend à lire, économise de l'argent pour son voyage, et n'hésites pas à dévoiler ses sentiments à la femme qu'il aime secrètement depuis tant d'années. Bref, c'est un Arsouille 2.0 !!

Inutile de vous préciser que cette aventure va l'emmener dans des situations délicates, car le monde des Trolls est cruel et très difficile. Mais qu'importe : Arsouille est déterminé à retrouver son frère et il ne veut surtout pas décevoir son petit-fils, quitte à soudoyer quelques Ogres pour arriver à ses fins ou encore se faire tabasser. Bref, ce Troll est un personnage très attachant et déterminé, guidé dans une quête vraiment très belle, dont je ne vous dirais rien sur son dénouement :)
Au final, on passe un agréable moment à lire ces 300 pages, et l'écriture de l'auteur est vraiment fluide, en plus d'avoir le don de nous plonger directement dans son univers. C'est fou comme il est aisé d'imaginer les différentes scènes, avec cette impression que cela se déroule sous nos yeux. Pour cela, je ne peux que lui tirer mon chapeau ! Quatre étoiles peut paraître une note sévère pour certains après tant d'éloges de ma part, mais cela est pour moi une excellente note. Car ne mélangeons pas tout : ce roman est sympa, agréable et bien écrit, mais nous ne sommes pas non plus dans le chef d'oeuvre littéraire, dont l'achat serait obligatoire pour garnir une bibliothèque digne de ce nom. Alors cela sera 4 étoiles, avec mes compliments pour cette agréable surprise.
CONCLUSION
Entre Troll et Ogre, c'est un très joli roman, qui prône la tolérance, la famille, l'amitié, l'ambition, l'écoute des autres, l'acceptation des différences, la confiance en soi et le pardon. C'est une lecture pleine de douceur qui plonge le lecteur dans des aventures trépidantes et pleines de rebondissements, où les Trolls sont attachants et les Ogres intelligents (cela me fait toujours bizarre d'écrire cela !). Certes, j'ai déjà eu plus de frissons et d'émotions dans bon nombre d'autres romans, mais cela reste une lecture très fluide et agréable, qui m'a permis de passer un très bon moment. Bref, c'est une belle surprise, et le mot est bien choisi, car je n'en n'attendais sincèrement pas quelque chose d'aussi sympa. Bravo Mme. DANIEL !


lundi 18 juin 2018

C'est lundi que lisez-vous?



Synopsis:« Quand tu prononces un mot comme celui-ci, tu ne peux plus faire marche arrière. Fais comme s’il ne s’était rien passé. C’est plus simple comme ça. Plus simple pour toi. »

Emma a dix-huit ans, c’est la plus jolie fille du lycée. En plus d’être belle, elle est pleine d’espoir en l’avenir. Cette nuit-là, il y a une fête, et tous les regards sont braqués sur elle.
Le lendemain matin, ses parents la retrouvent inanimée devant la maison. Elle ne se souvient de rien. Tous les autres sont au courant. Les photographies prises au cours de la soirée circulent sur les réseaux sociaux, dévoilant en détail ce qu’Emma a subi. Les réactions haineuses ne se font pas attendre ; les gens refusent parfois de voir ce qu’ils ont sous les yeux. La vie d'Emma est brisée ? Certains diront qu'elle l'a bien cherché.

Lecture parallèle :
Synopsis:Rendu célèbre par le cinéma et la télévision (Blade Runner, Total Recall, Minority Report Le maître du Haut Château...), Philip K. Dick est l'auteur de plus de cent vingt nouvelles dans lesquelles il explore les thèmes qui l'ont hanté toute sa vie - l'intelligence artificielle, les mondes parallèles, les simulacres, la manipulation -, en réponse aux deux interrogations fondamentales de son oeuvre : Qu'est-ce que l'humain ? Qu'est-ce que la réalité ? Le présent recueil rassemble les dix textes courts qui ont inspiré la série Philip K. Dick's Electric Dreams.

jeudi 7 juin 2018

Book Haul du mois de Juin



♡Livres cités:
Entre Troll et Ogre 5 ami(e)s au soleil Souvenirs effacés Electric Dreams Malenfer T5

Hello  !! Vous avez passé une bonne semaine ?! Et vous avez lu quoi ? Moi j'ai lu Entre Troll et Ogre, un roman fantasy que j'ai beaucoup plus apprécié. Comme vous pouvez le constater ce mois-ci je n'ai pas acheté de livre, car j'ai reçu beaucoup de SP. Du coup il n'y a plus qu'a les lires😄

Pile à lire du mois de Juin


Coucou tout le monde aujourd'hui, je vous présente ma pile à lire du mois de mai. Si le mois dernier ma PAL, était majoritairement faite de service presse, ce mois-ci je me lance le challenge de finir quelques une de mes séries en cours depuis bien trop longtemps.
Et vous qu'allez-vous lire ce mois-ci?


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