Coucou toi, tu es tombé(e) sur mon blog, je vais donc partagez avec toi mon avis sur mes lectures. Tu découvriras mes coups de cœur et mes vidéos YouTube. J'espère que tu passeras un bon moment et que tu me donneras ton avis. Bonne lecture à toi ♡ Ophélie

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mardi 30 avril 2019

Contes Japonais - Teresa Peirce Williston



Les deux tomes de Japanese Fairy Tales traduits pour la première fois en français et réunis en un seul livre, incluant les contes : La Bouilloire Merveilleuse, Le Saké Du Bûcheron, Le Miroir de Matsuyama, Le Serpent à Huit Têtes, L’Amulette Volée, Urashima, Le Moineau à la Langue Coupée, Shippeitaro, Les Premiers Lapins, Seigneur Sac de Riz, Pêche Chérie, Le Vieil Homme à la Verrue, Les 81 Frères, La Fille du Coupeur de Bambou - Edition annotée et illustrée.


C'est sans aucune grande attente que je me suis procuré ce petite ouvrage d'à peine 85 pages, qui contient aux dires du Synopsis la traduction des deux tomes de Japanese Fairy Tales, soit au total 14 contes japonais. Quand je dis "sans aucune grande attente", cela ne veut pas dire que je n'en attends rien, bien au contraire. La curiosité est bien là, mais j'ai l'habitude de lire des contes du monde entier, alors j'attends de ce livre de me faire passer avant tout un bon moment :)

Avant d'attaquer le contenu, petit détour par l'ensemble du produit. La couverture est sobre mais jolie, l'ouvrage est logiquement très fin, et le prix très bien adapté. 7€ pour 85 pages et 14 contes : ce n'est pas du vol, ne vous inquiétez pas. D'autant que les contes traduits sont vraiment intéressants : avant même la lecture, je connaissais déjà Le miroir de Matsuyama, Le serpent à huit têtes (tiré de la mythologie japonaise), Urashima ou encore La fille du coupeur de Bambou, plus connu peut-être sous le nom de "Conte de la princesse Kaguya". Et ces histoires sont vraiment sympas :)

Place maintenant au contenu. Bon, avec 85 pages, la chronique sera rapide, mais ce qui compte, c'est avant tout ce que l'on peut en ressortir. Pour l'avoir fait, je pense que lire ce ouvrage d'une traite n'est pas une bonne idée, car les contes s'enchaînent à une vitesse impressionnante, tenant sur 3 ou 4 pages grand max. Autant en lire un ou deux par soir, et je peux vous garantir que vous ne le regrettez pas ! Bien sûr, tous les contes ne se valent pas, et j'ai personnellement pu établir ma petite liste de contes favoris, qui ont réussi à me transporter dans mon imaginaire :
  • Les 81 frères : mon préféré ! Une belle morale et une bien belle histoire.
  • La fille du coupeur de bambou : un grand classique !
  • Le miroir de Matsuyama : l'histoire la plus touchante.
  • Le moineau à la langue coupée : encore une belle morale, j'adore !
  • Shippeitaro : un conte plein de ruse mettant un chien au premier plan :)
  • Urashima : histoire vraiment sympa et dépaysante, qui attise l'imagination !
  • Le serpent à huit têtes : issu de la mythologie japonaise, le fougueux dieu Susano-o s'en va tuer le serpent à huit tête. Hélas, le conte diffère légèrement du vrai mythe... mais j'ai l'habitude, d'où ma méfiance des contes narrant des récits mythologiques.
Les autres contes sont, je trouve, un peu en-dessous, mais se laissent lire malgré tout.

Au final, ce livre a été un parfait compagnon pendant mes longues heures de trains. Il peut se transporter partout, et gagne à être lu petit à petit, comme on mangerait une boîte de chocolats. Pour 7€, vous pouvez foncer les yeux fermés, vous passerez un bon moment. Pour conclure, j'aimerai insister sur la démarche du traducteur, que je trouve vraiment intéressante. Traduire dans notre langue permet de partager et de proposer la culture au plus grand nombre. Et cela est pour moi indispensable ! Alors, merci à vous, Julien Revol, pour votre initiative, que je respecte grandement.



  • Quelques petites coquilles subsistent ! Pourtant, il n'y a que 85 pages...
  • Mise en page vraiment simpliste.

  • La liste des contes est vraiment très intéressante et contient de grands classiques.
  • Ouvrage rapide à lire, peu cher, et qui nous fait passer un excellent moment.
  • La démarche du traducteur, vraiment honorable.

lundi 29 avril 2019

Nouveaux partenariats


Sortie le 2 mai 2019

 Gigi, Bette et June sont danseuses dans la prestigieuse école du Ballet de New York. 
Lorsque Gigi, nouvelle et seule élève noire, est choisie pour incarner le rôle phare du premier ballet de l’année, les rivalités se déchaînent. Bette, ballerine star de l’école, est prête à tout pour récupérer son titre et éviter la rage de sa mère, qui ne tolère pas qu’elle ne soit pas la meilleure. June rêve quant à elle de ne plus être cantonnée au rôle de l’éternelle doublure. Les trois filles ont bien du mal à résister à la pression du monde impitoyable de la danse. Et les choses vont empirer… jusqu’au drame.



Sortie le 15 mai 2019

 « La phrase s’écoula de ses lèvres lentement, intelligiblement. Les enfants retinrent leur souffle. Au cœur de la bibliothèque de Pergame, la magie opéra encore une fois. Les caractères se décollèrent de la page en tremblotant, ils virevoltèrent sous le nez de la jeune femme avant de dessiner quatre silhouettes distinctes. Les gamins pouvaient reconnaître le marchand d’habits accoutré d’un magnifique pourpoint, et ses trois filles, dont l’une était vêtue avec moins de fanfreluches que les autres... c’était la Belle. »
La jeune Iliade a un don merveilleux : le pouvoir de donner vie aux mots et aux histoires. Ce don fait d’elle la bibliothécaire la plus célèbre de tout le royaume d’Esmérie.
Le matin où elle reçoit une demande en mariage presque anonyme, elle n’est sûre que d’une chose : son prétendant est un membre de la famille royale !
Bien décidée à comprendre qui s’intéresse à elle et surtout, pourquoi cette personne lui propose un contrat de mariage si avantageux, Iliade se rend dans la capitale. Là-bas, elle découvre les fastes de la cour… et la froideur de son fiancé. Pourtant, elle finit par s’attacher et à lui et se retrouve, bien malgré elle, propulsée au cœur d’intrigues et de complots auxquels rien ne la préparait.

Sortie le 7 mai 2019

Quand sa meilleure amie lui demande d’être son témoin de mariage, Solène est aux anges et décide de lui organiser un enterrement de vie de jeune fille dont elle se souviendra ! Pour cela, elle écrit à Léonie, surnommée « Léo », la sœur de la future mariée… Mais à cause d’une erreur de destinataire, c’est Léo, architecte parisien et homonyme de Léonie, qui lui répond !
Débute alors une correspondance qui devient de plus en plus personnelle à mesure que les jeunes gens se découvrent l’un l’autre. Mais quand Léo propose à Solène de se rencontrer enfin, elle refuse catégoriquement. Bien décidé à connaître le visage de sa mystérieuse amie virtuelle, Léo s’obstine… Solène lui cacherait-elle quelque chose ? La complicité qu’ils ont développée derrière leurs écrans résistera-t-elle à l’épreuve du réel ?

jeudi 18 avril 2019

Effluvium- Didier Graffet & Xavier Mauméjean



 À la fois peintre, graphiste, architecte et designer, Didier Graffet couche depuis plus de 20 ans ses visions sur toiles grand format. Nourri à Jules Verne, aux récits d’aventure et d’imaginaire, ainsi qu’aux diverses expéditions visant à défier les lois de la gravité, il crée des images qui sont autant d’invitations au voyage. Effluvium, titre inventé pour l’occasion, embrasse tout un pan de l’histoire alternative de l’Homme et de la machine, faite de vapeur, de dorure et d’acier. Ce recueil propose une sélection d’une quarantaine de reproductions parmi les plus belles réalisations de Didier Graffet au cours de ces dix dernières années. Exaltées par le verbe de Xavier Mauméjean, elles prennent une consistance historique et une dimension légendaire.

Cet album grand format de 112 pages invite à un voyage dans le temps, dans l’espace marin, aérien, souterrain, et explore les plus belles extravagances de l’Humanité.


Je tiens à préciser que mon avis reste objectif, comme toujours. Il s'agit certes d'un envoi d'une maison d'édition, mais j'ai pour principe de rester objective et impartiale, par respect pour moi-même et pour l'éditeur. 
Comme d'habitude, vous trouverez ma chronique sur les plate-formes suivantes : Facebook, Instagram, Livraddict, Goodreads, Babelio, Booknode, Google+, Amazon, ainsi que sur Youtube. Maintenant que tout cela est précisé, passons à la critique :)

C'est une chronique un peu particulière qui m'a été donnée de faire ce coup-ci, en partenariat avec les éditions Bragelonne. En effet, il ne s'agit pas là de lire un roman ou un format poche historique pour en donner mon avis : il s'agit de noter ce que je considère comme un objet d'art, ce qui est très compliqué parce qu'il est presque impossible de mettre une mauvaise note devant tant de travail ! Mais comme cela est tout le but de ce blog, je vais faire un très grand effort sur moi-même et essayer de décortiquer tout cela pour en sortir une note. Voyons voir la bête :)

LA COUVERTURE
Quelle fut pas ma surprise lorsque j'ai ouvert mon colis : du marron banal et sans personnalité du carton sort alors un immense livre avec une magnifique couverture, dominée par notre très chère Tour Eiffel. Cette dernière n'est pas encore achevée, ce qui me donne déjà un premier indice de chronologie ; il semblerait que nous soyons fin 19e / début 20e siècle. Je vois également des montgolfières en arrière plan et des vaisseaux volants, des locomotives et des fumées épaisses, et je me dis tout de suite que l'ambiance est totalement steampunk ! Enfin, l'écriture présentant l'auteur et le titre Effluvium est argentée, dans une police qui me rappelle étrangement un Artbook de Final Fantasy dans ses plus belles heures.

Mais c'est la même police d'écriture ou quoi ?!

N'y voyez pas là une critique : j'adore Final Fantasy et tout son univers ! Donc, très bon choix que cette police d'écriture. La tranche de l'album est sobre mais du plus bel effet dans une bibliothèque, et me conforte dans mon point de vue : la couverture est une totale réussite, à la fois sublime et travaillée. On rentre véritablement dans l'ambiance, et l'on sait où vont nous mener les premières pages : un monde d'acier et de vapeur dans un monde fantasmé fin 19e siècle / début 20e siècle ! Bah vous savez quoi ? Quand vous voulez !


LE CONCEPT DE L'OBJET
Je voudrais m'arrêter quelques lignes sur le concept de l'objet, des plus intéressants. N'espérez pas lire une histoire (quoique...) ou suivre une intrigue : il s'agit là d'un album de 112 pages regroupant 42 reproductions (peintures + crayonnés) de Didier Graffet, le tout agrémenté par de courts textes de Xavier Mauméjean. Alors déjà, Didier Graffet, j'adore le style, et je voulais le dire. Ce gars, sorti de l'école Emile-Cohl, est un illustrateur plus que talentueux, et n'est pas n'importe qui dans le monde de la Fantasy en France. Bref, vous l'aurez compris, je suis admirative de son travail et de ses peintures...
Le concept est clairement de montrer au grand public quelque chose de grand et de monumental, comme le montre déjà la taille de l'objet (28,5 cm x 36,5 cm !). Le but est d'en mettre plein la vue, de pouvoir visionner d'impressionnantes illustrations sur une page voir même une double page entière ! Il s'agit de rentrer brutalement dans son univers et d'en prendre plein la tronche, et moi personnellement, j'adore ce concept ! Alors soyez prévenus : ici, les images racontent et illustrent en même temps, et le texte, très discret dans l'ensemble, complète admirablement, rajoutant ce petit brin de poésie que les images ne peuvent pas toujours expliquer. Et quand la beauté et la poésie s'allient, c'est souvent pour nous pondre des chefs d'oeuvre :)

LE CONTENU
Rentrons maintenant dans le vif du sujet ! Cet album, c'est 4 chapitres (Le temps avant le temps, Icare, Dédale & Souvenis du futur) pour 42 illustrations et croquis, agrémentés d'une préface de Mathieu Gaborit, d'une interview de Didier Graffet et Xavier Mauméjean, ainsi que d'infos techniques et de quelques plans forts sympathiques. Le tout pour 112 pages. Voilà pour les chiffres ! Côté illustrations, la qualité est tout bonnement stupéfiante ! Côté ambiance, il faut adhérer à cette ambiance steampunk, c'est à dire ce mélange d'acier, de fin 19e siècle/début 20e siècle, de vapeur, de machines, de dorures, de trains, de bateaux volants, de dirigeables, d'art déco, d'âge industriel,... Personnellement, j'adhère complètement, pour avoir jouer à plusieurs jeux vidéos comme Arcanium, Fallout et surtout le légendaire Bioshock ! Côté films, comment ne pas citer les œuvres de Miyazaki, notamment Le château dans le Ciel (1986) ou encore Le château ambulant (2005), ou bien certains films un peu fous comme Sucker Punch (2011) ou Wild Wild West (1999) ? Côté roman, citons Victorian Fantasy (gros coup de cœur), Le secret de l'inventeur ou encore The mortal Instruments : Les Origines (l'Ange mécanique). Enfin, côté littérature, je suis obligée de citer Jules Verne (Paris au XXe siècle, Voyage au centre de la terre, Vingt mille lieues sous les mers, le tour du monde en 80 jours,...) et Tim Powers avec son cultissime Les voies d'Anubis. Bon, là si vous ne voyez toujours pas en quoi consiste ce style, je ne peux plus rien faire pour vous.

Le tout se lit et s'admire avec plaisir et admiration, mais hélas, et cela sera ma seule critique, l'ouvrage est inégal (à mon goût). Je ne sais pas si cela est dû à l'usure de feuilleter les pages et de voir toujours le même style d’illustrations, mais je trouve les chapitres de plus en plus faibles. Ainsi, le chapitre 1 nous en met plein la vue, avec des bateaux volants (Le hollandais volant, le bateau des
conquistadors), des chevaliers-machine (Robur), un léviathan d'acier ou encore la cité de l'Atlantide ! Le chapitre 2 nous emmène dans un Paris alternatif comme je l'aime, avec la tour Eiffel à moitié construite, le petit palais, les grandes verrières qui se mêlent l'arc déco, puis un massif vaisseau soviétique ou encore l'aéropolitain ! On sent déjà l'usure et la baisse de régime au chapitre 3, mais on reste éveillé par quelques illustrations sublimes, comme celle sur la Gare du Nord, sur l'Impérator à Lyon ou encore la série jour/soirée de Manhattan, vraiment fascinante, qui rappelle les peintures impressionnistes de Monet devant le Parlement anglais. Malgré tout, et je dois le dire, je n'ai pas adhéré du tout au New-York "fantasmé", bien loin du potentiel fabuleux de Paris, qui a ce romantisme que n'a pas la ville américaine. N'y voyez pas du chauvinisme, c'est juste une impression personnelle. Enfin, le chapitre 4 me paraît presque de trop, rajouté pour grossir l'ouvrage et non pour le sublimer. Ce dernier est court, et nous offre que quelques dessins (certes très réussis) de locomotives et de véhicules. Sympa mais clairement dispensable...

Quant à l'interview et le reste, encore une fois je dirai : "Sympa pour compléter, mais le cœur de l'ouvrage n'est clairement pas ici". Finalement, cet ouvrage est une vraie locomotive, bien steampunk, qui accélère vite, atteint une vitesse impressionnante puis baisse de régime peu à peu par manque de combustible. Mais à la fin du voyage, on ne lui en veut absolument pas, puisque la route a tout de même été belle et pleine d'émotions !! :)

CONCLUSION
Je ne peux que mettre une très bonne note à ce genre d'ouvrage, devant tant de travail, de talent et de volonté de bien faire. Didier Graffet est un monstre d'illustrateur, Xavier Mauméjean fait le job dans les textes, et Bragelonne peut être fier de vendre ce genre d'ouvrages, accessibles pour à peine 30 euros ! Très clairement, Effluvium est une pure réussite, avec cette fierté de pouvoir dire : "Oui, la french touch existe toujours, et elle fait des choses extraordinaires !". Je n'ai juste qu'un seul petit reproche, c'est cette perte de vitesse au fil des pages, certainement due à ce manque de liant et la répétition des paysages. Sans cela, c'était la note maximale assurée, mais ça sera un déjà excellent 4 étoile et demi !! Encore bravo, Bragelonne !