mardi 26 juin 2018

Les massacres de la république romaine - Nathalie Barrandon



L’exécution en masse des ennemis politiques à la fin de la République romaine illustra un mot inventé pendant les guerres de Religion : le massacre. Au XXe  siècle, la destruction de Carthage et les exterminations pratiquées en Gaule par César ont nourri la réflexion sur le génocide. En quoi ces considérations font-elles écho aux perceptions des Anciens  ?

Dans une analyse inédite des massacres perpétrés par les Romains entre le IIIe et le Ier siècle av. J.-C., Nathalie Barrandon plonge le lecteur au cœur de ces violences politiques et militaires. Récits littéraires, iconographie ou archéologie éclairent les conditions du passage à l’acte, les responsabilités, les choix opérés (tuerie, pillage, destruction matérielle, asservissement…) et dressent un portrait novateur de la société romaine. Car s’il n’y eut que peu de massacres, ces expériences de la violence de masse participèrent à l’élaboration d’un système de valeurs fondé sur le comportement des élites et leurs vices, donnant peu à peu matière à la figure du tyran.

Maître de conférences en histoire romaine à l’université de Nantes, Nathalie Barrandon est spécialiste de la République romaine, notamment de la vie politique, des guerres civiles et du gouvernement de l’empire.




C'est un sujet très peu abordé qu'il m'a été donné de lire, à une époque (trop) peu connue du grand public. Car si nous connaissons tous la civilisation romaine, son immense empire méditerranéen dont bon nombre d'empereurs sont restés dans la mémoire collective (souvent pour de mauvaises raisons, en pensant immédiatement à Néron), qui connait vraiment la République romaine (-509/-27), période qui précéda le couronnement du premier empereur Auguste ? Bien sûr, nous connaissons tous Jules César (-100/-44), sa Guerre des Gaules (-58/-51), sa mort brutale, la fameuse bataille d'Actium (-31), ou encore les guerres puniques (-264/-241 pour la première ; -218/-201 pour la deuxième ; -149/-146 pour la troisième). Mais ce que nous savons beaucoup moins, c'est que la République romaine a été une période de conquêtes intense et d'instabilité, où s'est mis peu à peu en place ce qui sera nommé plus tard l'Empire romain. Bien plus encore, cette période reste dans l'histoire d'une rare violence, que ce soit dans les conquêtes ou dans les multiples guerres civiles. Voilà les mots qui reviennent sans cesse pour caractériser cette période : Violence, conquêtes, dictatures, guerres, expansion... Massacres. C'est sur ce dernier mot que l'auteur a décidé d'écrire cet ouvrage, pour nous faire découvrir ou nous rappeler "la familiarité des Romains avec la violence".

N'attendez pas de moi une mauvaise note, car le sujet est très intéressant, très bien cadré, et appuyé par des sources sérieuses. Une telle démarche ne peut être violemment critiquée. Cependant, n'espérez pas non plus la note ultime, car trop de petites choses viennent ternir un formidable travail. Je vais maintenant m'expliquer.

Par où commencer ? Par les bonnes choses, parce que c'est cela qu'il avant tout mettre en avant. L'auteur, Nathalie Barrandon, nous livre là un beau pavé sur un thème vraiment cadré : les massacres de la République romaine ou plus précisément l'"Etude des massacres" de la République romaine. Cela concerne donc la période -509/-27 de l'Histoire romaine, qui est une période de conquêtes intenses et d'instabilité politique, où sont s'enchaîner de meurtrières guerres civiles. De la modeste région du Latium, le territoire romain va petit à petit conquérir toute l'Italie, puis une bonne partie du bassin méditerranéen, la Macédonie, l'Asie mineure ou encore la Gaule, tout cela en moins de 300 ans ! L'écriture est propre, la structure du livre très bien faite (Des récits aux faits ; Des faits aux jugements, autour de trois parties : Récits, Faits et Jugements), et les sources sur lesquelles l'auteur s'appuie sont sérieuses, puisqu'elle cite des grands noms de la littérature romaine, à savoir Plutarque, Tite-Live, Dion Cassius, Polybe, César ou encore Appien, qu'elle va comparer sur un même événement. Là-dessus, rien à redire : son travail semble titanesque (apparemment plus de 5 ans de recherches !), bien préparé, et j'ai appris beaucoup de choses, bien que connaissant plutôt bien cette période de l'histoire romaine. Ainsi, l'auteur connait son sujet, cela ne fait aucun doute, et voilà que je me prends à aimer mon début de lecture. J'en apprends plus sur certains événements, sur les détails d'épisodes sanglants, comme le massacre du Triumvirat en -43, opposant Octave, Marc Antoine et Lepide, la Guerre civile de -80 entre Marius et Sylla, la Guerre civile de -48, ou encore la prise de Carthagène en -209. J'en apprends plus sur les méthodes utilisées dans les massacres, comme par exemple un long siège ayant pour but d'assoiffer les assiégés, de propager la peste dans leurs rangs ou encore de les pousser au suicide. J'en apprends plus sur les massacres perpétrés à Enna (-213), à Orongis (-207), sur les Galates (-189) ou encore sur les Eburons (-54/-51), sur la mort de Ciceron et la proscription de -43. Bref, j'apprends, et cela est bon signe. Seulement, voilà qu'au fil de ma lecture, les choses se compliquent...

Permettez-moi d'illustrer ma deuxième partie sur un exemple personnel. À l'époque où je me perfectionnais sur la civilisation aztèque, j'avais lu un livre choc appelé "Très brève relation de la destruction des Indes", qui expliquait pendant 150 pages les massacres perpétués par les conquistadors durant leurs conquêtes. Lecture nécessaire, mais horrible, où on ne peut s'empêcher d'avoir le cœur lourd devant tant d’atrocités et de haine au nom d'une religion. Les moments sont lourds, les détails abondent, et un malaise s'installe bien malgré nous. Et bien cet ouvrage sur les massacres romains m'a rappelé ce livre, mais sur 430 pages interminables ! 430 pages de massacres en tout genre expliqués et détaillés, ou d'analyse sur cette violence romaine, c'est beaucoup trop... si le message premier de l'auteur était de nous dire que les romains étaient violents, alors 150-200 pages auraient suffi, puisque tout cerveau un minimum développé ne peut en douter. Citez-moi un peuple de l'antiquité non violent ? Citez-moi un peuple qui n'a pas commis de massacres ni de pillages sanglants ? Soyons un minimum lucides : les grandes civilisations conquérantes ne peuvent qu'être violentes, puisque leur puissance provient des conquêtes et des richesses qu'elles en extraient. Les romains de cette époque demeuraient des guerriers, et pour eux, autrui n'était qu'un "barbare" à exterminer. Il en a été de même pour les conquistadors lorsqu'ils ont pénétré les terres sud-américaines (au 16e siècle de notre ère !), de même pour les tout nouveaux "américains" face aux amérindiens bien plus légitimes sur les terres nord-américaines (au 19e siècle !), de même pour les assyriens lors de la destruction complète de Babylone par Sennacherib en -689, de même pour les Vikings qui pillaient les monastères sans défense dans le nord de l'Europe (Monastère de Lindisfarne en 793). Toutes les époques ont connu leur lot de "massacres", pour peu que l'on soit d'accord par la définition du mot...

J'émets donc un petit bémol à tout ce travail, qui a pour point de départ une intention pourtant louable : "Si une étude circonscrite aux massacres ne doit pas inciter à surévaluer leur place dans la guerre romaine, elle rend compte de leur récurrence, malgré des contextes différents."

Je suis donc désolée pour l'auteur, mais les "massacres" romains n'ont rien d'illogiques ni de nouveaux dans l'Histoire de l'Antiquité. Ils ne sont ni plus violents, ni plus inventifs, ni plus récurrents. Cela n'est en aucun cas excusable, mais le massacre fait partie intégrante de la guerre, de l'être humain, et l'Histoire humaine ne peut se résumer mieux que par la Guerre. Et pourtant, j'ai l'impression que ce livre est une longue étude critique sur les manières romaines en matière de tortures, de pillages et de tueries. Du moins, c'est comme cela que je l'ai ressenti, jusqu'à la conclusion vraiment réussie qui m'a laissé une dernière note plus agréable.

Là est le problème de ce bouquin (à mon humble avis bien sûr) : Pour qui s'adresse ce livre ? S'il s'adresse à un public large et néophyte, alors il est trop long et trop fastidieux, au point de ne pas pouvoir le finir s'en fournir un réel effort intellectuel (même moi, pourtant passionnée de tout ça, j'ai mis plus d'un mois pour lire 430 pages, vous rendez-vous compte ? Et encore, je me suis forcée plus d'une fois). S'il s'adresse à un public restreint et initié par le sujet, alors il n'a rien de révolutionnaire, puisque toute personne un minimum cultivée connaît la violence des romains et leur goût pour le sang. Au mieux, donc, ce livre permet d'illustrer cette violence avec des sources sérieuses et un travail intense, ce qui est déjà admirable. Je n'ai pas trouvé la réponse à ma question, que ce soit sur Internet ou même sur le site de la maison d'édition. J'ai senti à la fin de ma lecture un ouvrage entre les deux, à la fois accessible, bien fourni, mais aussi plus compliqué qu'il n'y paraît et par moment pompeux.

Au final, et pour conclure, je ne peux qu'applaudir le travail de l'auteur, qui a su expliquer des faits par des sources fiables et sérieuses, dans un style clair, ce qui n'est pas chose aisée. Est-ce que l'on apprend des choses ? Oui, clairement. Pour 23€, cela n'est pas un mauvais achat en soi. Mais plusieurs choses me gênent pour pouvoir vraiment l'apprécier à sa juste valeur : sa longueur et son but. Sa longueur parce que 430 pages est pour moi trop long et trop fastidieux pour un sujet qui traîne en longueur au fil des pages et qui éteint peu à peu tout l’intérêt du livre. Le néophyte stoppera sa lecture à la moitié, ennuyé et fatigué ; l'initié également, n'apprenant plus grand chose dans l'autre moitié. C'est du moins comme cela que je l'ai ressenti. Son but, parce que je n'arrive toujours pas à comprendre à qui s'adresse ce bouquin, entre l'étude scientifique et le livre de vulgarisation. Le plus gênant, c'est là où l'auteur veut nous emmener : Les romains étaient violents et ont perpétué des massacres, mais pas tant que ça. Bah, merci mais tout le monde le sait, du moins je l'espère. Malgré tout, cela reste une lecture nécessaire qui vient combler un sujet trop peu soulevé, alors merci aux éditions Fayard et merci à Mme. Barrandon pour ce beau travail, et juste dommage de ne pas avoir su le rendre plus concis et plus efficace. Malgré tout, bon ouvrage.

Voici quelques phrases qui ont retenu mon attention (entre autre) :

"Ni le rang, ni l'âge n'étaient une protection ; on mêlait le viol au meurtre, le meurtre au viol. Des vieillards d'un grand âge, des femmes dont la vie était presque achevée, méprisés comme butin, étaient traînés pour servir de jouet. Quand une vierge nubile ou un homme d'une belle tournure se rencontraient, ils étaient mis en pièces par les mains brutales qui cherchaient à les entraîner, et finissaient par provoquer entre les ravisseurs eux-mêmes un combat à mort."
Tacite, concernant le pillage de Crémone en -69

"On ne put savoir combien de personnes furent égorgées ; aujourd'hui encore, on estime le nombre qu'en se fondant sur l'étendue qui fut couverte par le flot de sang. Sans parler de ceux qui furent tués dans les autres quartiers, le sang versé sur l'agora envahit tout le Céramique jusqu'au Dipylon : il ruissela même, dit-on, à travers la porte et inonda les faubourgs."
Plutarque, concernant la prise d'Athènes par Sylla en -86


lundi 25 juin 2018

C'est lundi que lisez-vous?



Synopsis:« Quand tu prononces un mot comme celui-ci, tu ne peux plus faire marche arrière. Fais comme s’il ne s’était rien passé. C’est plus simple comme ça. Plus simple pour toi. »

Emma a dix-huit ans, c’est la plus jolie fille du lycée. En plus d’être belle, elle est pleine d’espoir en l’avenir. Cette nuit-là, il y a une fête, et tous les regards sont braqués sur elle.
Le lendemain matin, ses parents la retrouvent inanimée devant la maison. Elle ne se souvient de rien. Tous les autres sont au courant. Les photographies prises au cours de la soirée circulent sur les réseaux sociaux, dévoilant en détail ce qu’Emma a subi. Les réactions haineuses ne se font pas attendre ; les gens refusent parfois de voir ce qu’ils ont sous les yeux. La vie d'Emma est brisée ? Certains diront qu'elle l'a bien cherché.

Lecture parallèle :
Synopsis:Rendu célèbre par le cinéma et la télévision (Blade Runner, Total Recall, Minority Report Le maître du Haut Château...), Philip K. Dick est l'auteur de plus de cent vingt nouvelles dans lesquelles il explore les thèmes qui l'ont hanté toute sa vie - l'intelligence artificielle, les mondes parallèles, les simulacres, la manipulation -, en réponse aux deux interrogations fondamentales de son oeuvre : Qu'est-ce que l'humain ? Qu'est-ce que la réalité ? Le présent recueil rassemble les dix textes courts qui ont inspiré la série Philip K. Dick's Electric Dreams.

Entre Troll et Ogre - Marie-Catherine Daniel




"Entre Troll et Ogre" est une métaphore sociale tout autant qu'une quête d'humanité. Les ogres - disciplinés, rationnels, cruels- dirigent la société dont les trolls - incultes, bagarreurs, hypersensibles - sont la plèbe docile. L'histoire est celle d'Arsouille un vieux troll désabusé, faible et perclus d'arthrite, qui s'inquiète pour son petit-fils bientôt obligé d'entrer au collège et d'y affronter les ogres et sa Grande Poussée Dentaire. Un soir, Arsouille reçoit une lettre pleine d'amour signée de son jumeau qu'il n'a pas vu depuis 50 ans. Sauf que ce frère est un ogre et que les ogres n'écrivent pas aux trolls... Roman original, drôle et émouvant, il s’inscrit dans la lignée de la collection Bad Wolf dirigée par Audrey Alwett.


J'ai passé un très bon moment dans la lecture de cet ouvrage, autant vous le dire dès maintenant, pour introduire cette chronique comme il se doit ! En éditant "Entre Troll et Ogre", l'auteur nous propose une lecture quelque peu originale, autour d'un thème très peu abordé, du moins dans mes lectures. Et je supposes que c'est pour cela que j'ai tout de suite été intriguée.

Pour être honnête, je ne savais pas trop à quoi m'attendre en ouvrant ce livre, mais comprenez-moi : je ne connaissais pas du tout l'auteur, et la seule image que me renvoyait un Troll ou un Ogre était quelque chose de violent, moche et stupide. La première chose que j'ai faite est donc de me renseigner un peu sur l'auteur et sur son style. Et le moins que l'on puisse dire, c'est qu'elle n'en ai pas à son premier coup d'essai, ne se cantonnant pas qu'au roman jeunesse. Mme. Marie-Catherine Daniel a ainsi une page sur Wiki (ce qui déjà veut dire quelque chose), et demeure à la fois poétesse et romancière, écrivant pour un public jeune ou adulte au gré de ses envies.

Pour ceux qui me connaisse, vous savez que je choisis essentiellement mes lectures en fonction de la couverture. Qu'en est-il ici ? On voit une grenade dans une tasse de café style "Alice au pays des merveilles" posée sur une table, avec des balles de pistolet juste à côté. Comment interpréter cela ? Faut-il y comprendre une lecture détonante, avec un savant mélange de violence dans une tasse de douceur ? Nous allons vite le savoir ! Par contre, soyons honnête : je ne suis pas sûr que cette couverture aurait provoqué en moi une envie soudaine de l'acheter. Elle est sympa et jolie, mais sans plus. Et bizarrement, aucune présence d'un troll ou d'un ogre, ce qui a alors le don de m'intriguer.

Alors autant le dire tout de suite : ici, les personnages ne sont pas des monstres sanguinaires et stupides, avides de guerre et de violence, comme peuvent être les Trolls et les Ogres dans l'imaginaire fantastique. On est très loin du Seigneur des Anneaux, de l'univers de Warhammer ou encore de Warcraft ! Clairement, je m'attendais à ce type de personnages :



Mais après la lecture de ce roman, je n'ai plus du tout la même vison de ces êtres. L'auteur a même réussi à rendre un troll attendrissant, qui l'eut cru ?! 
Mais rentrons dans le vif du sujet...On découvre donc Arsouille, un troll de 70 ans, vieux et sans travail, qui vit avec sa belle-fille et son petit-fils Théophraste. On pourrait logiquement penser qu'il profite d'une retraite bien méritée, mais cela n'est pas le cas, car dans ce monde, il n'y a pas d'âge pour travailler et subvenir à ses besoins. Et oui, pas de repos pour les vivants : il faut se lever tôt et aller dans une sorte de "boite d'intérim" gérée par des ogres, pour que ces derniers vous assigne un travail pour une durée déterminée.

Ayant vécu seul une bonne partie de sa vie, Arsouille a vu débarquer sa belle-fille avec son petit garçon et depuis, il met un point d'honneur à s'occuper d'eux du mieux possible, les considérant comme sa seule famille.
L'introduction nous permet de savoir qu'Arsouille n'est pas un être très intelligent, et qu'il s'est éloigné de sa famille pour diverses raisons que vous découvrirez. Il n'attend plus grand chose de la vie, mais quelques jours après l'enterrement de son ami, il reçoit une lettre qui va changer sa vie. C'est là alors que tout se met en place. En effet, on apprend qu'Arpète (son frère Ogre) est mourant, et que son dernier souhait serait de revoir son frère jumeau, Arsouille, qu'il n'a pas vu depuis 50 ans et qui habite hélas bien trop loin.
Petit aparté nécessaire - Il faut savoir que tout le monde naît "Trollinous" (c'est mignon), et que vers l'adolescence ( la grande poussée dentaire), trois options peuvent arriver selon la personnalité : soit rester Troll en bas de l'échelle sociale, soit devenir un Ogre (qui étrangement brillent par leur intelligence dans ce roman), soit devenir un homme. Vous l'aurez compris : Arsouille est devenu un Troll tandis que son frère Arpète est devenu un Ogre. Pendant que l'un était bagarreur et inculte, à l'avenir laborieux, l'autre avait continué ses études pour avoir un bon poste dans la société. Les Trollinous devenus Ogres ne sont pas gardés chez eux, car leur mode vie est incompatible avec celui des Trolls. C'est donc pour cela que les deux frères ont été si longtemps séparés. Bref, fin de mon aparté.

Quand Arsouille reçoit cette fameuse lettre de son frère, cela va lui faire un choc et le rendre nostalgique, car les deux frères étaient autrefois très proches. Le Troll va donc tout faire pour revoir Arpète, peu importe si cela implique un changement radical dans sa vie. Cet élément déclencheur va le sortir d'une vie où il mourrait à petit feu pour le jeter sur les routes et changer profondément dans sa manière d'être. En effet, Arsouille retourne à l'école, devient professeur, apprend à lire, économise de l'argent pour son voyage, et n'hésites pas à dévoiler ses sentiments à la femme qu'il aime secrètement depuis tant d'années. Bref, c'est un Arsouille 2.0 !!

Inutile de vous préciser que cette aventure va l'emmener dans des situations délicates, car le monde des Trolls est cruel et très difficile. Mais qu'importe : Arsouille est déterminé à retrouver son frère et il ne veut surtout pas décevoir son petit-fils, quitte à soudoyer quelques Ogres pour arriver à ses fins ou encore se faire tabasser. Bref, ce Troll est un personnage très attachant et déterminé, guidé dans une quête vraiment très belle, dont je ne vous dirais rien sur son dénouement :)
Au final, on passe un agréable moment à lire ces 300 pages, et l'écriture de l'auteur est vraiment fluide, en plus d'avoir le don de nous plonger directement dans son univers. C'est fou comme il est aisé d'imaginer les différentes scènes, avec cette impression que cela se déroule sous nos yeux. Pour cela, je ne peux que lui tirer mon chapeau ! Quatre étoiles peut paraître une note sévère pour certains après tant d'éloges de ma part, mais cela est pour moi une excellente note. Car ne mélangeons pas tout : ce roman est sympa, agréable et bien écrit, mais nous ne sommes pas non plus dans le chef d'oeuvre littéraire, dont l'achat serait obligatoire pour garnir une bibliothèque digne de ce nom. Alors cela sera 4 étoiles, avec mes compliments pour cette agréable surprise.
CONCLUSION
Entre Troll et Ogre, c'est un très joli roman, qui prône la tolérance, la famille, l'amitié, l'ambition, l'écoute des autres, l'acceptation des différences, la confiance en soi et le pardon. C'est une lecture pleine de douceur qui plonge le lecteur dans des aventures trépidantes et pleines de rebondissements, où les Trolls sont attachants et les Ogres intelligents (cela me fait toujours bizarre d'écrire cela !). Certes, j'ai déjà eu plus de frissons et d'émotions dans bon nombre d'autres romans, mais cela reste une lecture très fluide et agréable, qui m'a permis de passer un très bon moment. Bref, c'est une belle surprise, et le mot est bien choisi, car je n'en n'attendais sincèrement pas quelque chose d'aussi sympa. Bravo Mme. DANIEL !


lundi 18 juin 2018

C'est lundi que lisez-vous?



Synopsis:« Quand tu prononces un mot comme celui-ci, tu ne peux plus faire marche arrière. Fais comme s’il ne s’était rien passé. C’est plus simple comme ça. Plus simple pour toi. »

Emma a dix-huit ans, c’est la plus jolie fille du lycée. En plus d’être belle, elle est pleine d’espoir en l’avenir. Cette nuit-là, il y a une fête, et tous les regards sont braqués sur elle.
Le lendemain matin, ses parents la retrouvent inanimée devant la maison. Elle ne se souvient de rien. Tous les autres sont au courant. Les photographies prises au cours de la soirée circulent sur les réseaux sociaux, dévoilant en détail ce qu’Emma a subi. Les réactions haineuses ne se font pas attendre ; les gens refusent parfois de voir ce qu’ils ont sous les yeux. La vie d'Emma est brisée ? Certains diront qu'elle l'a bien cherché.

Lecture parallèle :
Synopsis:Rendu célèbre par le cinéma et la télévision (Blade Runner, Total Recall, Minority Report Le maître du Haut Château...), Philip K. Dick est l'auteur de plus de cent vingt nouvelles dans lesquelles il explore les thèmes qui l'ont hanté toute sa vie - l'intelligence artificielle, les mondes parallèles, les simulacres, la manipulation -, en réponse aux deux interrogations fondamentales de son oeuvre : Qu'est-ce que l'humain ? Qu'est-ce que la réalité ? Le présent recueil rassemble les dix textes courts qui ont inspiré la série Philip K. Dick's Electric Dreams.

jeudi 7 juin 2018

Book Haul du mois de Juin



♡Livres cités:
Entre Troll et Ogre 5 ami(e)s au soleil Souvenirs effacés Electric Dreams Malenfer T5

Hello  !! Vous avez passé une bonne semaine ?! Et vous avez lu quoi ? Moi j'ai lu Entre Troll et Ogre, un roman fantasy que j'ai beaucoup plus apprécié. Comme vous pouvez le constater ce mois-ci je n'ai pas acheté de livre, car j'ai reçu beaucoup de SP. Du coup il n'y a plus qu'a les lires😄

Pile à lire du mois de Juin


Coucou tout le monde aujourd'hui, je vous présente ma pile à lire du mois de mai. Si le mois dernier ma PAL, était majoritairement faite de service presse, ce mois-ci je me lance le challenge de finir quelques une de mes séries en cours depuis bien trop longtemps.
Et vous qu'allez-vous lire ce mois-ci?


Partenariats:

Readiktion: Game Over à Hanoï- Gilles Barbier

Une application interactive, des histoires addictives, un très bon moment à passer !


Bonjour à tous, j’espère que vous allez bien ! Aujourd’hui, je viens vous parler d’une application qu’on m’a fait découvrir par le biais d’un partenariat.
Je remercie beaucoup les auteurs de cette application de m’avoir proposé ce partenariat qui fût une superbe découverte. Il s’agit ici, d’une application accès sur la lecture, elle m’a beaucoup fait pensé au livre dont nous sommes le héros.
Comme vous le savez, partenariat ou pas je donne toujours mon réel avis sur ce que je reçois, donc aujourd’hui, ne va pas être différent. J’avais déjà parlé de cette application sur Facebook et Instagram et bientôt une vidéo arrive sur la chaîne pour vous en parler un peu plus en détail. 
Maintenant, passons au vif du sujet, me direz-vous😆

Readiktion est une application que vous pouvez installer sur votre téléphone, tablette, etc. Pour ma part, je l’ai mise sur mon téléphone. Cette application est très bien faite et ludique. 
Pour commencer, vous créez un compte et ensuite, c’est très simple, tout est expliqué, comme vous pouvez le voir dans le teaser. 


Le but de cette application est de faire de vous un acteur de l’histoire, après chaque chapitre de lecture deux choix se proposent à vous, en fonction de votre choix l’histoire prend une tournure différente.

J’ai adoré être l’actrice du roman. Un roman interactif et en plus de cela ce qui est super c’est que si à la fin de l’histoire, vous vous dites « mais si j’avais choisi cela, que ce serait-il passé », il est possible de changer son choix et de regarder toutes les combinaisons possibles pour la fin de l’histoire.

Vous pouvez aussi à la fin de l’ouvrage :
  • Partager le roman
  • Explorer un autre scénario
  • Parler à l’auteur (ce qui est juste génial et tellement rare)
  • Accéder au catalogue, afin de découvrir un autre livre


Dans cette application vous avez plusieurs styles d’histoire, on trouve un menu déroule qui vous donne :
  • Le teaser
  • L’auteur
  • La note donnée par les internautes
  • L’accroche du roman
  • Le style avec le nombre de chapitres
  • Le prix
  • Mais aussi le temps de lecture
Dans le menu vous retrouverez les différentes actions que vous pouvez faire, il est simple, facile de compréhension et bien expliqué.
 

Dans le catalogue vous retrouverez les histoires suivantes :
1.     Qui veut tuer Robert Nakaroff ? (un plan de licenciement décidé en urgence. Une dispute avec sa fille...), c’est un thriller qui coûte 5,49 €
2.     L’ascenseur, (un banquier sans pitier et un PDG dénué de remords sont kidnappés de la même façon dans un ascenseur luxueux et se réveillent dans un bâtiment vide...), c’est un thriller qui coûte 2,29 €
3.     Déguisées, aiguisées (Shanghai et mystères. Sa convention cosplay, ses créatures sublimes et effrayantes, l’anonymat permis par les perruques et le maquillage...), c’est un livre fantastique qui coûte 3,49 €
4.     En attendant la tempête (Bestipores, tridentules, chabrioles, nipodes et drucifères... Le quotidien au-delà des grillages qui entourent les villes est un chaos, un Mad Max forestier...), c’est un livre fantastique qui coûte 4,49 €
5.     La lame de la révolution (16 septembre 1792 : le plus grand cambriolage de tous les temps a eu lieu en France ! Les joyaux de la couronne, confisqués par les Révolutionnaires...), ce livre est un livre historique, il coûte 
6.     Cœur de Chouan (Un coup de fil peut changer une vie. Une jeune femme aussi. Surtout si elle transpire l’aventure et que tout dans son sillage a le parfum du risque...), c’est un livre policier qui coûte 4,49 €
7.     Am Stram Gram (Quand la romance côtoie le thriller et quand la passion bouscule la routine, alors le rose devient rouge ! Un cadavre est retrouvé dans un appartement...), ce livre est une romance, il coûte 4,49 €
8.     Monstrueuses Répliques (Avez-vous jamais pensé à vous méfier de votre tasse de café ? Envisagé que vous pouviez monter dans...), ce livre est un fantastique, il coûte 4,49 €
9.     Le Donjon (L’été de mes douze ans, j’aurais dû me douter qu’il allait se passer quelque chose. Le premier signe fut l’accident d’avion...), ce livre est un livre d’aventure, il coûte 3,49 €
10. Game Over à Hanoï est l’un des livres que j’ai eu le plaisir de découvrir
 

Flash back et scènes de guerre ! Venu photographier pour sa vieille mère l’endroit où son oncle a disparu avec toute sa compagnie durant la guerre d’Indochine, un jeune homme, qui croyait pouvoir se délasser dans un salon de massage discret d’Hanoï, voit le passé ressurgir sous les mains de la mystérieuse madame Cheng-Hô…

Game Over à Hanoï est un voyage au cœur du passé, des secrets enfouis d’une famille.

 

Comment vous dire j’ai adoré cette histoire!!!
Elle se lit en 30 min et je vous avouerais que j’ai fait toutes les combinaisons possibles pour connaître les différentes fins et elles m’ont toutes plu ! J'ai beaucoup aimé cette histoire, rapide et bien écrite et addictive.

Cette application m’a totalement convaincu et j’ai proposé à des proches de la tester et ils sont du même avis que moi. J’espère vous avoir donné envie de la découvrir, car franchement elle en vaut vraiment la peine !


dimanche 3 juin 2018

Bilan du mois de Mai



Parlons un peu plus en détails mon coup de coeur et ma déception du mois de mars : 

Durant le mois, j'ai découvert de nouveaux auteurs avec Divine corruption que je n’ai absolument pas  apprécié, ce fût une déception hélas. 
Mes lectures
  1. Une seconde de trop(4/5)
  2. Clotaire et son slip (3/5)
  3. Timeless romance T3 (3/5)
  4. Be twin you and me T4 (5/5)
  5. Lovely friday T9 (3.5/5)
  6. Game Over à Hanoï (4/5)
  7. Orcam (4/5)
  8. Divine corruption (2.5/5)