mercredi 14 mars 2018

La chambre des merveilles- Julien Sandrel




Louis a 12 ans. Ce matin, alors qu’il veut confier à sa mère, Thelma, qu’il est amoureux pour la première fois, il voit bien qu’elle pense à autre chose, à son travail sûrement. Alors il part, fâché et déçu, avec son skate, et traverse la rue à fond. Un camion le percute de plein fouet.

Le pronostic est sombre. Dans quatre semaines, s’il n’y a pas d’amélioration, il faudra débrancher le respirateur de Louis. En rentrant de l’hôpital, désespérée, Thelma trouve un carnet sous le matelas de son fils. À l’intérieur, il a dressé la liste de toutes ses « merveilles », c’est-à-dire les expériences qu’il aimerait vivre au cours de sa vie. Thelma prend une décision : page après page, ces merveilles, elle va les accomplir à sa place. Si Louis entend ses aventures, il verra combien la vie est belle. Peut–être que ça l’aidera à revenir. Et si dans quatre semaines Louis doit mourir, à travers elle il aura vécu la vie dont il rêvait.
Mais il n’est pas si facile de vivre les rêves d’un ado, quand on a presque quarante ans…

Je tiens à préciser que mon avis reste objectif, comme toujours. Il s'agit certes d'un envoi d'une maison d'édition, mais j'ai pour principe de reste objective et impartiale, par respect pour moi-même et pour l'éditeur. Maintenant que tout cela est précisé, passons à la critique :)
La chambre des merveilles est un roman qui me donnait envie, car les couleurs vives de ce bouquin contrastaient avec son résumé. 
Vous savez que je n’aime pas du tout les romans sur la maladie telle que « Nos étoiles contraires »,   « Everything everything », etc. Mais je me suis dit : « Allez, laisse une chance à ce livre, tu verras bien ». J’ai aimé la fluidité de ce roman, je l’ai lu en à peine deux heures, c’est pour vous dire à quel point c’était rapide. 😀

Ici, on découvre Thelma, une cadre, qui vit pour son travail laissant de côté sa maternité, elle est carriériste et veut absolument gravir les échelons de sa société remplie de matcho. Un jour, alors qu’elle partait rejoindre sa mère avec Louis son fils, afin de prendre son brunch mensuel. 
Louis essaya de parler à sa mère, mais comme à son habitude elle était plantée au téléphone et elle le laissa de côté, ce qui énerva le jeune homme et il parti en trombe ce qui causa un accident entre lui et un camion.

Vous l’aurez compris, Louis doit être hospitalisé et se retrouva dans le coma et c’est là que débute toute l’histoire.


Le pronostic est sombre. Dans quatre semaines, s’il n’y a pas d’amélioration, il faudra débrancher le respirateur de Louis. En rentrant de l’hôpital, désespérée, Thelma trouve un carnet sous le matelas de son fils. À l’intérieur, il a dressé la liste de toutes ses « merveilles », c’est-à-dire les expériences qu’il aimerait vivre au cours de sa vie.


J’ai beaucoup aimé le fait que l’auteur alterne les chapitres entre Thelma qui raconte à Louis ses exploits et Louis qui réagit en donnant ses impressions, mais aussi avec ne nombre de jours qui reste à Louis avant d'arriver au un mois.


« J’allais partir à la rencontre des rêves de mon fils, les vivre pour lui, les enregistrer, en audio et vidéo, et les lui faire partager. J’allais en prendre l’engagement solennel. Je ne pourrais ni revenir en arrière ni le décevoir. Je ne savais pas s’il y avait un ordre défini, et je ne voulais pas que tout ait l’air préfabriqué. Il faudrait donc que je découvre le programme au fur et à mesure. »


Du coup, Thelma décide de tout plaquer et de réaliser les rêves de Louis, peu importe ce que ça lui coûtera, elle sera accompagnée de sa mère pour cette aventure. 
Elle devra donc passer par Tokyo, faire du karaoké, se faire un tatouage, manger des mets inconnus, demander des choses à la prof préférée de son fils, oser des choses, faire du foot, etc.


J’ai allumé la caméra de Louis et j’ai filmé de longues minutes, décrivant à voix haute autant que possible. Il faudra que tu viennes voir ça, mon amour. Merci de m’y avoir amenée.

Combien de temps suis-je restée ainsi ? Suffisamment en tout cas pour pouvoir cocher l’une des merveilles que Louis avait notées :

Admirer les lumières de Tokyo depuis le sommet d’un gratte-ciel.



Le bon point de ce roman c’est qu’il ne s’agit pas que de la détresse d’une mère face à la terrible épreuve qu’elle est en train de vivre, il s'agit d'un message d’espoir qui dit, il faut réaliser de ce qui compte vraiment.

L’auteur met en avant la relation « mère-fils de Louis et Thelma » et  « mère-fille ». La conviction d’une mère est si forte, qu'elle se met en tête de réaliser toutes les choses sur la liste de son fils afin qu'il se réveille.


En conclusion, le résumé me faisait un peu peur, car ce n’est pas que je suis insensible, mais comme je l’ai dit au début de ma chronique les histoires de personne malade ou en phase terminale, je n’aime pas cela, cela ne me touche pas. Ici au contraire j’ai apprécié le fait que ce livre ne se résume pas à cela et que cet ouvrage est rempli d’optimisme, de prise de conscience et de don de soi. J'ai donc passé un bon moment.

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