lundi 21 mars 2016

Une affaire de sang- Bonnie MacBird

Auteur:  Bonnie MacBird

Editions:  City

Pages: 304

Prix20€

Date de parution: 22 février 2016

Style: Thriller

Site de la maison d'édition: ici


Synopsis: Londres, 1888. Sherlock Holmes est déprimé après une enquête désastreuse. Même son fidèle Watson ne parvient pas à le sortir de la léthargie dans laquelle l’enquêteur de choc s’enfonce. Jusqu’au moment où une lettre lui parvient depuis la France. Elle est signée de Mademoiselle La Victoire, une star de cabaret, qui a besoin de l’aide de Holmes. Le fils illégitime qu’elle a eu avec un lord anglais vient en effet d’être enlevé. A Paris, Holmes découvre que cet enlèvement n’est que la partie émergée d’une affaire tentaculaire. Une inestimable statue a été dérobée et des enfants employés dans une usine de soie disparaissent les uns après les autres. Les indices conduisent à un seul et même homme qui semble intouchable. Et extrêmement dangereux…

Mon avis: Tout d'abord, je voulais remercier les éditions City et LP conseils pour ce partenariat. Je tiens à préciser que mon avis reste objectif, comme toujours. Il s'agit certes d'un envoi d'une maison d'édition, mais j'ai pour principe de reste objective et impartiale, par respect pour moi-même et pour l'éditeur. Maintenant que tout cela est précisé, passons à la critique :)


Parlons premièrement de la couverture, car c'est la première chose qu'on aperçoit. On y devine Sherlock Holmes, avec son ensemble Haut de forme/Canne, colorié en rouge (pour le sang j'imagine). J'aime beaucoup parce que cela fait clairement un rappel avec le titre et nous met directement dans l'ambiance. Donc une couverture sobre mais réussie et entièrement dans le thème.

Le livre en lui-même n'est pas très épais, ce qui est fort appréciable, car si vous ne le savez pas encore, je préfère de loin les formats entre 250 et 300 pages. Pourquoi ? Parce que la lecture est plus confortable, plus rapide, et que le rythme est forcément plus intense. Nul besoin d'une tonne de pages indigestes lorsque l'on sait bien écrire. 
La police d'écriture est assez grosse, et les chapitres assez courts, ce qui rend la lecture d'autant plus confortable et motivante. Vraiment rien à redire sur ce point.

Entrons maintenant un peu dans l'histoire. Nous découvrons un Sherlock Holmes déprimé, drogué, léthargique, qui n'a plus goût en la vie, suite à un échec dans sa dernière enquête. Son ami de toujours, Watson est lui très enthousiaste et s'est entièrement émancipé de Sherlock. Voyant son ami dans un état inquiétant, il décide de rester près de lui et va s'avérer très important par la suite.

Il faut savoir que ce genre de livre ne fait pas partie de ma sélection de base. Je connais bien Sherlock Holmes non pas grâce aux livres de son créateur Sir Arthur Conan Doyle, mais notamment grâce aux films grand public et à la série Elementary. C'est donc avec une vision peut-être trop moderne et peu authentique que je me suis lancée dans cette histoire, avec un certain enthousiasme je dois le reconnaître.

Pour cette enquête, nous quittons la traditionnelle ville de Londres pour nous retrouver à Paris (ma ville ^^, c'est sympa de voir Paris d'un autre œil). A cette époque, la Tour Eiffel était à peine en construction; c'est pour dire ! Nous sommes donc à la fin du XIXe siècle, en plein période industrielle et coloniale. Il est intéressant de noter que l'histoire est racontée par Watson lui-même, ce qui nous permet d'être au plus près de l'action, avec une sorte d'intimité ou de privilège. Du moins c'est comme cela que je l'ai ressenti.

L'intrigue est plutôt complexe, et je tenais à la signaler, car elle repose sur plusieurs affaires : La disparition du fils de Mademoiselle Émeline la Victoire, le vol de la statue Nikê et le meurtre (et viol) de quatre jeunes hommes issus d'un orphelinat. Beaucoup d'éléments rentrent ainsi en jeu dans cette histoire qui, malgré tout, reste très bien écrite et intéressante. Juste un petit bémol : je la trouve un peu trop lente, mais cela reste un avis personnel. J'aurai aimé plus d'action et un rythme plus soutenu, mais c'est peut-être le propre d'un Sherlock Holmes, qui, ne l'oublions pas, est un détective privé, et non un héros aux pouvoirs fantastiques.

En conclusion, ce fut pour moi une bonne lecture, que je ne regrette absolument pas. Malgré tout, je ne mettrai ce livre parmi les meilleurs, loin de là, la faute à un rythme un peu trop mou et une intrigue trop complexe à mon goût. Ce thème de lecture n'est vraiment pas le mien, mais je dois reconnaître une certaine qualité d'écriture qui a su me faire tenir jusqu'à la fin. Sherlock Holmes est un personnage décidément étonnant et fantasque, et un grand amateur d'art. Au final, une écriture fluide et un livre plutôt agréable à lire. Mais une histoire trop monotone et trop peu d'action. Dommage.
Citations:
"Une Française qui n'est pas une beauté est une oeuvre d'art. Et si c'est une beauté, elle est insurpassable."


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